Diana Kennedy, artiste-auteur située dans les Vosges.

jeudi 31 août 2017

L'adieu de l'été

C'est un pêcheur sympa qui est ma premięre rencontre du matin. Il était venu installer ses cannes de bonne heure et pendant que je remballe la tente, nous parlons de tout et de rien.
Gamin a bien mangé la nuit et ses nouveax copains, les deux moutons, ont du mal à le laisser partir.
Un âne ami des moutons ? Cela ne va pas de soi. On a entendu parler d'ânes qui auraient attaqué les moutons, les saissisant par la nuque pour les projeter dans le décor. "Il ne vaut mieux pas attacher votre âne à proximité des moutons. En tout cas, ayez une bonne assurance responsabilité civile" avertit un manuel de randonnée asin.
D' un autre côté, les ânes peuvent être formés en gardiens de troupeaux, qu'ils contiennent alors comme le ferait un bon chien berger. Etonnante relation entre ces espèces.
Gamin ne fait rien de tout ça. Il a été inoffensif avec ces moutons et eux, avec lui. La cohabitation, ça marche aussi.

Par contre, elle ne marche pas avec des espèces comme les moustiques, les taons et tout ce petit monde qui pique. Le côté moche de l'été.
Du moins, ma tente a un voile anti moustiques des deux côtés.


Je décidais de faire un petit detour par Bellefontaine, afin de me ravitailler à la boulangerie, avant de ratrapper le GR7 plus loin.
Il faisait una chaleur torride ! Le jour le plus chaud de cette période canicule et cela se sentait.
Longer la route fut un vrai calvaire. Enfin, nous pouvions bifurquer dans les champs, puis retrouver le GR qui nous emena enfin dans la forêt bien fraîche. Très vite, une descente aigue attendit. Il fallait traverser un profond ravin. Au fond du gouffre, une situation qui ne m'était pas inconnue...
Une petite rivière et, au choix, un pont en bois et un gué.

Premier essai de faire passer Gamin sur le pont : tu rigoles ! Non mais.
Le baudait se transforme en statue de bronze. Et il a peut être raison. Ce pont ne me dit rien qui vaille. Les poutres en bois ont l'air neuves, mais les planches,  porteront
Elles les 200 kilos de l'âne, charge incluse ?
Non, il faut essayer le gué. Je vais avoir les godasses mouillées, tant pis, ça sèchera. Encore faut il que Gamin accepte de traverser l'eau. Vous le savez. Les ânes et l'eau....

Je me précipite dans l'eau. Ce n'est pas très froid. Gamin bloque, seccoue sa tête, puis hop - il fait un effort et trotte à travers la rivière. C'est gagné. Assurément, ça valait mieux que de risquer un accident sur pont.


Le chemin pour ressortir du ravin est moins raide. Je plains les voyageurs qui font la route en sens inverse.
Malgré tout, nous commencons à être très fatigués. La forêt semble être infinie.

Et soudain, les bois s'ouvrent, des maisons aparaissent. Un hameau, romantique et perdu dans la montagne. La dernière ferme tout au bout est trop allèchante. Je tente ma chance. Nous arrivons sur la cour en même temps que le propriétaire qui revient de son travail.
Et il est d'accord. Nous pouvons camper sur un terrain bien tranquile, avec de l'ombre, de l'eau et de la bonne herbe. Plus tard, sa femme arrive et m'ouvre la caravane garée sur le lieu : " On la met parfois à disposition de randonneurs épuisés".


Le crépuscule arrivait. J'avais de la peine à rester dans la caravane. Car dehors, c'est une nuit sans pareille qui s'épanouit. L'air frais mais toujours chaud est épicé des senteurs de pins et d'herbes, envoûtant et mystėrieux parfums de la montagne nocture. Le chant des grillons vibre dans les prairies. Ceci est la dernière nuit d'été de cette année, je le sais. Dans la mélancolie de l'adieu, une voix solitaire, celle d'une chouette, semble porter en elle la promesse de la résurection. Ce qui meurt cette nuit, renaîtera.

Le lendemain matin, je suis révéillée par un vent frais et humide qui fait torbilloner les premières feuilles jaunes dans la lumière matinale.
L'automne est arrivé.

mercredi 30 août 2017

Au bord des eaux

Le nom de Deep Forest a été bien  choisi : Le deuxième jour, le GR7 nous enmène dans une forêt infinie. Au moins, elle nous abrite de la chaleur. Seuls quelques tâches de lumière dorée se perdent dans les bois et font illuminer les feulles fines des fougėres.


Gamin avance bien, malgré sa plaie de frottement que je soigne tant mal, tant bien. Sa sangle  ventriėre est pourtant moderne et bien rembourrée, mais les côtés irritent sans cesse sa peau. À Remiremont, je me procurerai une housse en peau d’Agneau chez mon amie Virginie.

Entre temps, je ne force pas trop sur les kilomètres journalières. Ainsi, quand nous débouchons sur un petit hammeau,  La Basse de moyenpal, je deçide d’y chercher le camp de nuit.
Une gentille famille nous montre une place très speciale sur leur terrain : une petite lizière entourée par un ruisseau clair. „ on y va nous aussi souvent nous pour y dormir. C’est tellement agréable, on est loin de tout“ me disent ils.
En effet. Quel petit coin enchanté! J‘ y  plante la tente et nous savourons une nuit chez les fées.

Le lendemain, nous reprenons le GR. Ça monte, ça descend et malgré l’ombre des arbres, on sent l’air chaud. C’est une journée de canicule.
 Le tracé GPS du GR est très imprecis. Il y a des grands écarts entre la réalité et le trait sur l’ęcran. Le balisage est erratique. Arrivé à un carrefour, pas de balises et le trait du GPS passe au milieu. J’avais presque oublié à quel point je dętėste ces situations là.
Je dois faire le choix au pif. Evidement,  je prends le mauvais tournant.
Après à peu prės un kilomėtre, le sentier finit dans la brousse impérméable. Faut bien qu’on rigole.


Je n’ai pas du tout envie de faire demi tour. Alors Gamin et moi grimpons en amont, traversant la forêt pour retrouver le GR qui doit se trouver à 500 mėtres de l’autre côté de la colline. On y arrive – mais il y a une descente ultra raide pour arriver au sentier en dessous de nous. Je débâte Gamin  à moitié. Il a fixé de son regard la voie en dessous de nous – je vois qu’il a bien compris où on doit aller. Je lâche sa longe. Il cherche le meilleur moyen pour lui et descend, habilement, la pente. Aprės, c’est mon tour. Je jette les bagages en bas puis descends en tobogan sur mon Q.

On est revenu sur le GR. Mais sachez, chers baliseurs, que je vous haïs!

Des kilomėtres sont faits, mais la chaleur fait fondre les réserves d’eau. J‘ ai beau å économiser comme je peux – un litre, c’est juste une goutte, dans ces circonstances. Il faut commencer à chercher un camp. Je planterai la tente carrément dans la nature, mais je n’ai pas assez d’eau pour ça. Parceque Gamin a soif lui aussi.

Et voilà que se pointe en face de nous ce qui semble être le salut. Une hutte. Avec und belle fontaine devant. L’endroit idéal pour camper. En m’approchant, c’est le désenchantement : une grosse pancarte sur la fontaine indique : Eau non potable.
Ah bon. Donc c’est juste pour la déco. C’est pas qu’il aurait des randonneurs assoifés dans une forêt tout de même assez vaste.

Bon, j’ai des tablettes purificateurs d’eau. Je les avais déjá avec moi en Italie, mais jamais utilisées. Je me casse la tête : rester ici et nous taper de l’eau à la pillule ? Ou faire un effort et aller plus loin ? Une pancarte indique un hameau à 4 km. Allez, j‘ y vais.
La fatigue a sans doute joué son jeu, car je loupe un tournant et du coup, on se retrouve loin du GR7. Il ne manquait plus que ça. Alors nous avancons et finissons par trouver un hameau de villas autour d’un lac.
Privé le lac. Comme quoi, c’est pas vraiment l’endroit idéal  pour trouver un place. Mais j’ai de la chance. Un Monsieur nous permet de bivouacer au bord du lac et me refait le plein d’eau.


Le soir, sa fille du monsieur arrive -  et cerise sur le gâteau, elle invite Gamin à passer la nuit dans leur Parc à moutons – l’herbe y est bien meilleure et Gamin peut bouger librement. Ça change de la corde entre les orties !

 Le soir se lève, les voix du lac se réveillent. Un vent frais chasse la torpeur du jour.
La lune d'Août monte dans le ciel, se reflète dans l'eau. Le souvenir des nuits lors me on arrivée à Torrita Tiberina reprennent de l'ampleur. Le temps merge, devient present universel, sans passé, sans avenir. Et Aldo, lui qui est toujours là, est tout près. Les portes s'ouvrent grand et j'ai du mal à m'endormir...il y a cette tension du lac, la lune, Aldo et la grandeur notre voyage eternel.
Nessun Dorma.




dimanche 27 août 2017

Le soleil du départ

Le premier jour s'achève en beauté. C'est en face du canal des Vosges que nous montons le premier bivouac de ce voyage. Nous avons de l'eau, de l'herbe et même  une petite salle de bains dans une grange. Les propriétaires du terrain la laisseront ouverte pour la nuit.

Le départ se fit sous un soleil rayonnant.
Un départ comme sur des nuages. Deux ans après le pèlerinage Aldo Moro, je me reconnecte immédiatement à cet esprit si particulier. Ce vent de liberté qui nous porte en avant. Le tracé que j'ai fait pour rejoindre le GR 7 s'avère être un bon parcours. Il n' y a presque pas de "trous" - enfin, un peu quand même. On doit traverser une broussaille de ronce sur ce qui, selon google, aurait du être un beau sentier. Mais bon, on a connu pire.

Le GR 7 sur cette partie est en revanche une belle piste de terre biebn large qui mène ā travers une forêt dense et fraîche. Nous faisons aisément nos kilomètres.

C'est aux portes des Forges d'Uzemain que nous trouvons notre place pour la tente. La la journée est encore jeune, il me reste alors plein de temps pour dessiner.

Seul bémol : une connexion 3G pas terrible, voire inexistante. ...

vendredi 25 août 2017

Le dernier jour avant le départ

Ah, que de choses qu'il faut encore régler! Aller à bains-les-bains avec la Navette, acheter ce qui me manquait encore, récupérer mes médicaments du mois, faire ci, faire ça. En plus, aujourd'hui on nous livre le bois d'affouage...
Le dernier jour avant le départ est tout sauf tranquille.

Je voudrais laisser le foyer dans les meilleurs conditions qui soient, sachant bien, qu'il y aura forcément des tâches non complétés. mais si je fais tout - je ne partirai jamais.

Je charger mes appareils à bloc. La tablette, le téléphone mobile et la petite boule hot spot qui captera le signal 3G pour en faire du WIFI. Et bien sûr l’appareil photo. En cours de route, il va falloir économiser tant les batteries tant les forfaits trafics.
Mais bon, en Italie, j'ai toujours réussi à gérer.

J'ai mis une extra grande portion de foin dans l'écurie pour Gamin, ce soir. Il faut qu'il ait le ventre plein demain au départ. car partir avec un âne qui a faim et qui essaye tous les trois mètres de choper une touffe d'herbe, n'est pas drôle.

J'ai mes affaires de dessins avec moi. Que je me réjouis de ces jours qui ne seront que marche et création, que pensées et réflexion. Gamin et moi et Aldo et JFK.

A la maison,  les couleurs de la récolte ...

Ce sont des jours magnifiques de l'été qui s'achève. L’automne va colorer nos chemins et brûler ses feux. Qui sait ce qu'ils vont nous réserver et quels souvenirs nous apporterons près du poêle, gardien des soirées hivernales.


mercredi 16 août 2017

DF5 - L'équipe

C'est pour bientôt le départ. A la maison et au jardin, j'essaye de faire un maximum afin de laisser derrière moi les choses en ordre. Plus ou moins. J'ai peur que je n'y arriverai pas de toute façon. Cette sensation permanente de ne pas être à la hauteur des attentes, de ne pas pouvoir assumer mes devoirs, elle est particulièrement intense en ces jours. Il faut faire ci il faut faire ça et je ne voudrais décevoir personne.

En cours de route, je referais des dessins, comme jadis sur le pèlerinage Aldo Moro. Et il y aura de nouveau toute l'équipe ! Gamin et moi pour les têtes visibles et Aldo et JFK qui vont être les membres invisibles de l'équipage. Sur notre route vers les Pouilles on a été une équipe de choc et on ne change pas une équipe qui gagne !


Vous aimez le look rétro d'Aldo ?
Mes sentiments sont très contradictoires. D'un côté il y a ce besoin irrésistible de partir, de retrouver l'aventure. Et d'un autre côté il y a cette voix en moi qui se dit "Oh putain, va falloir de nouveau aller se casser la gueule sur un GR à la con. Je préférerais rester bien au chaud chez moi."
Mais bon, ce dilemme là, je le connais aussi.  Il se dissipera une fois qu'on est partis.


dimanche 6 août 2017

DF5 - les préparatifs

Les jours avancent - et il est temps de commencer les préparatifs pour la rando Deep Forest 5 (DF5). J'ai l'impression de m'investir beaucoup moins dans les préparatifs que ce fut le cas avant le pèlerinage Aldo Moro.
Bien sûr, c'est moins loin et surtout, j'ai déjà l’expérience de cette aventure à mon actif alors que en Avril 2015 je partais vers l'inconnu total. Il ne faut tout de même pas sous-estimer DF5. Il va y avoir pas mal de grimpettes et les longs trajets dans les Bois ont pour défi la recherche de nourriture suffisante pour Gamin.
Aujourd'hui nous avons fait une balade d'entraînement et nous sommes passées par le chemin Aldo Moro qui - miracle - se trouve dans un état assez bien nettoyé. Nous avons pris l'entrée du bas, avec sa pente très raide. gamin a comme toujours bien maîtrise l'ascension. Comme quoi, il est prêt pour le massif Vosgien.



Le chemin Aldo Moro
Le 24 Août est la date de départ prévue.

Une partie des préparatifs consiste à raviver un peu ma mémoire du crash de l'air Inter 148 en 1992. la visite du site constitue pratiquement la fin de ce voyage, puisque c'est juste à côté du Mont Saint Odile.

Mentalement, je me prépare à rencontrer les esprits de ce drame. Et je vous en parlerai tout au long du voyage.



jeudi 13 juillet 2017

CBC 008 saumon fumé et adieux


"Mon corps et ma tête sont en total désaccord" nous confia Donna le matin du 10. " Mon corps me dit : tu es fatiguée, ne bouge pas de chez toi et surtout, ne te mets pas au volant" mais ma tête et mon coeur me disent, non il faut que tu emmènes Diana et Roberta à Neah Bay. Parce que Diana doit voir l'océan Pacifique et elle doit découvrir le fameux saumon fumé artisanal que l'on y prépare.

Elle nous embarqua donc,  Roberta et moi,  et nous conduisit à vive allure sur les serpentines de la route au long de la côte.


La plage du pacifique. Une vue dont rêvait notamrnt ma Grand-mère, pendang toute une vie. Elle avait été très inspirée par les aventures marines du passé et  elle avait llustré des citations de Herman Melville.


Roberta et moi.

Neah Bay peut se vanter d'avoir l'agence postale le plus au nord ouest des USA continentales (donc sans compter  l'Alaska) et c'est bien là que j'ai remis tout le paquet de cartes postales que bon nombre d'entre vous vont recevoir d'ici pas trop longtemps , j'espère.

Neah Bay est aussi le territoire du peuple des Makah. L'art des Makah se trouve partout, sur les totems traditionnels bien entendu, mais aussi sur les murs à l'intérieur d'un supermarché. Donna nous emmene dans une petite poissonnerie artisanale, où on fume le saumon fraîchement capturé. "Il y a du bon saumon, du très bon, du saumon excellent, et puis, il y a celui-là" dit elle. En effet. La dégustation est une révélation. 


"Ne donnez jamais à manger à un indien, sinon il va vous suivre à la maison" plaisante notre hôte. Humour court et sec des Makah, qui vous sortent des bonnes - que nous n'oserions jamais.

Nous achetons toutes les trois un petit paquet de cette délicatesse. Je compte emporter le mien la  maison.


Donna nous explique la signification des divers symboles sur les totem. "En fait, c'est comme une histoire, une BD, il faut juste savoir interpréter les détails, leur position et les couleurs" dit elle.

Après, c'est retour, d'abord à ClallamBay. Peu apres, le moment est venu de renter avec Roberta à Seattle. Donna vient avec nous jusq'à Port Angeles, parce qu'elle y a des courses à faire. "Vous me laissez là et je rentrerai avec le bus".
L'adieu se fait en vitesse, mais avec beaucoup de coeur. Après 27 ans nous nous étions revu et maintenant, qui sait quand sera la prochaine rencontre. 
peut être en France....

Roberta et moi rentrons à Seattle. Avant de rejoindre sa maison, elle m'emmene sur un grand tour dans les quartiers. J'admire les maisons, les arbres et l’apparence très verte de ces zones résidentielles. Seattle est assurément une ville où il fait bon de vivre, en tout cas dans une grande partie des lieux.


Il y a même ces petits dépôts de livres - comme à Bains-les- Bains


Dans les quartiers privilégiés, on trouve ces superbes manoirs.

Le lendemain matin, deuxième petit tour à Seattle. Roberta m'emmene à un point de vue célèbre. "Pratiquement toutes les photos de Seattle sont prises ici. Tu googles Seattle et tu trouves ça" riait elle. Alors bon, j'ajoute la mienne, de photo.

Oui, c'est Seattle er son signe de marque, le space needle.


Vers 15 heures, Roberta m'emmene à la Station de métro. Correspondance directe pour L' aéroport. C'est le deuxième adieu. Et là aussi, ce sont les grands émotions. Roberta, que je connais presque aussi longtemps que Donna, une amie sincère et une grande artiste, a été une hôtesse merveilleuse. Elle et Bruce, son mari, ont tout fait pour faire de ma visite un rêve réalisé.

L'avion ne part qu'à 21h30. Donc après une journée remplie, il va falloir affronter les 10 heures de vol Seattle - Francfort.

 Si au moins je pouvais dormir à bord. Malgré les oreillers de  voyage, çela devient en effet difficile, voire impossible. Après deux ou trois heures, c'est la nausée qui s'installe. Je dois tout le temps demander à mon voisin de siège de me laisser sortir, afin d'aller aux toilettes pour rendre ce que je n'ai pas mangé. Et je ne suis pas la seule. A bord, ça se plaint, ça gémit et ça vomit.

Je n'avais pas encore digéré le Jet Lag de l'aller, voilà que le retour me le claque en pleine figure.

Une passagère a un malaise, elle s'écroule sur les WC. Le personnel de l'avion la sort de la cabine et via les haut parleurs on demande, si il y a un quelqu'un à bord avec des compétences médicales. Heureusement, une jeune doctoresse est à bord. Elle stabilise la patiente. 

Comme elle va bientôt mieux, l’atterrissage d'urgence qui avait été envisage est abandonné.  nous continuons le vol comme prévu.

Le vol Francfort-Bâle se fait sans problèmes, je sombre dans une demi-somnolence.


A l'approche de Francfort.

C'est vers minuit, dans l'appartement à Bâle que se termine l'aventure du ClallamBay comicon. 
Une expédition insolite. Un beau rêve qui s'est vu réalisé grâce au soutien de nombreux personnes. Nous avons surmonté d'énormes distances pour connecter deux communes rurales, animés par la passion du dessin, de l'échange et de la découverte.
"yes we can" - la parole est toujours vivante! 


Ce blog n'aura été que le reportage style télégramme. Je prépare un récit plus détaillé, qui sera richement illustré et publié sur papier! 
















lundi 10 juillet 2017

CBC 007 Jour deux


Aujourd'hui, un évenement important est au programme : la rencontre avec les representants du Lions Club. Pour mémoire : les lions de Bains-lesBains m'avaient sponsorisé mon passeport et le visa ESTA. Un geste aussi inattendu que bienvenu. 
Et ils me donnerent leur fanion de club à remettre au Lions Club Sekiu- ClallamBay.

Me voilà alors devant les représentants du Lions Clubs. Deux monsieurs décents et modestes. Je leur parle un peu de Bains-lesBains, de ses thermes et des forêts et monts qui marquent notre paysage vosgien. Je leur parle aussi de la crise économique qui, depuis des années déjà, reserre son éteau sur la région. Des vieilles maisons et de la vie simple, parfois dure mais sereine dans nos villages. Je précise l'effort qui avait été fait pour recueillir les fonds nécessaires pour mon voyage et que ce soutien était tout sauf anondin.
Ils sont émus. Nous faisons la photo de la rencontre ( que je publirai pus tard, puisque c'est Donna qui l'a ) et les messieurs du Lions Club le remettent à leur tour des petits cadeaux à relayer à leurs confrères de Bains.
Un instant avec beaucoup d'émotions, un instant magique où les distances fondaient et les continents se raprochaient. 


Le fanion de Bains-les-Bains(en haut a gauche)  a desormais sa place dans le local du Lions Club ClallamBay. 
Les visiteurs sont très interessés par Riverboat et souvent savent qui je suis et ont même entendu parler de ce qui m'était arrivé à Stains.
Le petit stock de Riverboat fond - ce ne seront pas eux qui vont allourdir mes bagages. Cette tâche va être assurée par les oeuvres des amis-collègues.
Que ce soit Donna herself, avec ses séries désormais mythiques ; Desert Peach Peach, Stinz, Bosom Ennemies et la série actuelle, Afterdead, que ce soit Roberta Gregory avec sa Bitchy Bitch ou sa niuvelle série sur les chats - les amies ont bien travaillé. Et je recupére les titres qye je n'ai pas encore. Il y a aussi des dessinateurs que je ne conaissaus pas avant, comme Larry Lewis, auteur de mini-BD qui racontent des petites avenutures de la vie quotidienne et Jake Richmond, auteur de Modest Medusa, une BD aussi très connue aux USA. 


Donna Barr avec Afterdead. 


Larry Lewis et ses mini comics. 

La création Steamunk était également présent au festival.

La présence de deux mecens , Bob et Eric a été ressentie comme si deux anges gardiens veillaient constament sur la salle. Gentllesse, chaleur humaine - l'amitié avec un grand A a été au rendez-vous. Bien loin ces festivals de BD où les auteurs s'alignent côte à côte, sans se reagrder, sans s'intéresser à ce que fait le voisin, la voisine. 
Je me suis sentie reportée 30 ans en arrière, l'époque ou les dessinateurs étaient copains, peu importe si on se connaissait déjà avant ou pas.

En fin d'aprés midi, nous duscutions tous des moyens de diffusion, des pistes modernes de soutien, comme paetron et autres.
Le clallamBay Comicon a été pour moi, une réussite totale, une source de force qui a guéri certaines blessures et m' remplie d'inspiration et d'idées.

A demain pour la suite du récit, car il y a encore une journée à Seattle et puis le vol de retour. 


dimanche 9 juillet 2017

CBC 006 Parade and Comics


Ah, quel honneur ! Donna m'a reservé la meilleur table de la salle : celle juste en face de l'entrée. Une nappe rouge attire le regard. Il ne reste donc plus qu'à m'installer. Je déballe donc mes livres et mes outils de travail. Des gestes de routine comme je les ai déjà fait tant de fois à tant de manifestations. Mais ce coup- ci c'est pourtant tellement différent. Je suis aux USA ! 

Installée ! Je porte la casquette de résistance anti-Trump, "pussy" crocheté par Donna Barr.


Le ClallamBay Comicon coincide avec les "Fun Days", une fête annuelle qui attire beaucoup de monde. C'est bien, parce que ainsi nous avons aussi ce public là mais:
"0n n'ouvre qu'à midi. Parce que avant, il y a la grande parade de rue et là, faut pas croire que quelqu'un viendra s'égarer chez nous. " les parades pour les américains, c'est sacré.

Alors nous fermons la salle et nous nous mettons au bord de la route, afin d'assister à la  parade. C'est - très américain. Des drapeaux, des voitures, les représentants des services publics...



Le plus marrant c'est cette chiotte ambulante, qui à même les feux arrières conforme à la reglementation.

Des bonbons sont jetés et on s'amuse à les ramasser.

A la fin de la parade Donna nous dit:  "J'ai une de ces faims. Je propose qu'on va se payer un des hamburgers que le Lions Club prépare à leur stand. D'habitude, j'évite de soutenir l'idustrie de la viande  bovine, mais bon là, c'est le soutien du Lions Club..."
Oui, pareil pour moi. je suis en en train de vivre une expérience on ne peut pus américaine, avec parade, grosses voitures, drapeaux et tsointsoin réunis, autant rester authentique jusqu'au bout.

Et c'est vraiment bon.


Aprés, c'est retour à la salle, la manifestation ouvre ses portes. Très vite, il est temps pour la présentation du film, "la bête des Vosges."
Bob Stein, un ami de longue date qui s'était chargé de convertir le fichier aux normes américaines lance la projection. Bob habite la côte est est il a fait çe long voyage rien que pour me rencontrer, tout comme Eric Schneider, un autre ami.
La présentation du film est un succès, les spectateurs rigolent aux mêmes endroits que le font habituellement les spectateurs français. Le monde s'est raproché dans cette salle.

Mes BD rencontrent beaucoup d'interêt. On m'achète un dessin original très valeureux et biensûr, Riverboat.

De mon côté je découvre ce que les amis auteurs et autrices ont fait entre temps. Chacune et chacun est resté fidèle à son originalité et à sa créativité, tout en évoluant en dessin, technique et parfois en sujet abordé.
Nous avons tous un certain âge maintenant. Nous nous étions connus il y a environ trente ans, à une époque ou il n'y avait pas encore l'internet, mais beaucoup d'éditeurs "indy" qui publiaient nos histoires en noir et blanc. Du vrai offset !
Nous nous retrouvons aujourd'hui face à une époque nouvelle, avec ses défis et ses opportunités. D'un côté de l'atlantique, comme de l'autre. 
A bientôt pour les nouvelles sur le jour deux! 





vendredi 7 juillet 2017

CBC 005 ClallamBay


La navette m'avait déposée chez Roberta à Seattle à minuit pile. Heure locale. 
Avec le décalage horaire, ceci m'aura fait presque 24 heures d'avion et d'attente aux aéroports. Une hyper journée qui ne finissait plus et qui m'a bouffé des forces énormes. 

Après quelques heures de sommeil chez Roberta, elle, son mari et moi nous nous sommes aujourd'hui mis en route pour ClallamBay. Pour cela nous avons traversé le parc national de la pléninsule Olympia.
Une réserve naturelle magnifique avec des sapins qui poussent jusqu'au ciel.


Des vues carte postale typiquement américaines.


Le Lake Crescent, c'est un ancuen glacier qui a fondu et qui forme ce superbe lac. Nous faisions notre pique nique ici.


Une autre vue, elle aussi typique malheureusement. Lexploîtation des forêts, du bois, se fait à l'echelle industrielle, sans la moindre retenue, dévastant des hectares entiers, ne laissant que des grounds zéro dans le paysage.


Saviez vous que le cannabis est en vente libre et légale dans l'état du Washington ? De nombreux commerces en proposent avec des pancartes vantant la qualité de leur stock.
Non, je ne me suis ruen acheté. Étant "natural stoned". 

Après ce voyage riche en impressions, nous arrivions enfin à ClallamBay, où je revis, après 27 ans, Donna Barr! 
Et demain donc commencera le premier jour du festival BB ! 

mercredi 5 juillet 2017

CBC 004 Flight day


Elle est toujours agitée, la nuit avant le départ. De peur de rater l'heure pour se lever, on ne dort pas du tout. Ou presque. La chaleur lourde qui pèse sur la nuit bâloise ajoute à l'inconfort.
Le son du réveil est presque un soulagement. 

Le vol vers Francfort se déroule sans problèmes. Ici, il faur changer de terminal et repasser les contrôles de securité. Punaise ! C'est bien plus musclé que pour un vol européen,  ces contrôles avant le saut vers les USA. 
On vous coince dans un scanner à rotation, on vous fouille avec les mains, même á des endroits oú, normalement personne ne pourrait y toucher sans encaisser une baffe. C'est vraiment désagréable, mais bon. Tout le monde se laisse faire sans rouspetter, parce que personne n'a envie de passer les prochaines 10 heures à bord d'un avion en compagnie d'un deuxième monsieur Atta.



Le Décollage d'un Boeing 767 est une experience assez impressionante pour qui, jusq'à ce jour, n'a connu que ces sauterelles inter-ville du type hop! Ou city-liner. Ou encore les vieilles DC 10 des années 70.
Quand les puissants roteurs se mettent en route et que ça commence à foncer, on a envie de dire "doucement, pas si vite". Mais là, faut pas compter là dessus. Vous êtes pressé dans le siège avec une force ressentie d'au moins 2G et vous grimpez dans le ciel avec une vitesse sidérante.

Étrange route que nous prenons, tiens. Au lieu de traverser l'atlantique en ligne  horizontale, l'avion suit une grosse boucle tout au nord, en survolant l'Islande, le Groenland et le Canada. 

Le survol du Groenland est à couper le souffle. Les montagnes, la neige, la mer avec les banquises...


Pour quelqu'un qui fait son premier vol intercontinental, ces impressions sont spectaculaires.

L'aterrissage à Las Vegas et turbulent et on est secoués comme dés de jeu de hasard....

Me voilà donc ici, à attendre le vol pour Seattle qui partira dans 6 heures! Ma journée a pourtant comencée très tôt, mais elle ne finit pas. Ici, il est 17h00 et chez nous déjà 02h00....bon je vaus essayer de me coincer un pt'it bulle sur le siège de la salle de départ.




CBC 003 première etape. Ouf!



Le train direction Belfort part de Bains les Bains à 10h19 - tous les jours. Mais je m'assure en général quand même au préalanle sur sncf.fr afin d'être vraiment sûre...
En général. Sauf aujoyrd'hui. Comme quii j'ai été bien embêtée quand j'ai déciuvert que je devais attendre presque deux heures à la gare que vuenne ce bus de remplacement. Eh oui. Pour cause de travaux, aucun train ne circulera en Juillet.
Quelle poisse.

Mais non. Une tous parti, c'était parti et j'ai fini par arriver.
Me voilà donc à Bâle. Et demain matin : décollage !



dimanche 2 juillet 2017

CBC 002. Aldo et JFK


Tout comme sur le pèlerinage en Italie, j'invite mes "compagnons invisibles" à venir avec moi. Aldo et John sont en train de se préparer et vont peupler mes illustrations pour raconter le voyage et le séjour à travers de leurs yeux.

Cette fois-ci les rôles sont inversés: Alors que le pèlerinage était pour Aldo un retour au pays - que John avait à découvrir, cette fois -ci on va chez John.

On ne vous cachera pas, qu'Aldo a des sentiments un peu mixtes. Ses souvenirs ne sont pas unanimement bonnes.

Ouais...
On en voudra jamais assez à cette brute de Kissinger d'avoir menacé Aldo. Or, nous veillerons bien à ce que à ne se reproduise plus.


samedi 1 juillet 2017

CBC1. 001 : Compte à rebours à commencé


Aujourd'hui dans une semaine je serai au ClallamBay Comicon!

Il est temps d'entamer le cycle de reportages sur l’événement. Donc à partir d'aujourd'hui, à chaque fois que le temps et la connexion internet me le permettront, je vous ferai part de l'actualité et de mes pensées autour de ce voyage d'exception, sur le quel je vous invite de m'accompagner en tant que lectrice, lecteur.
Pour mémoire, voici les dates:

  • Mercredi 5 Juillet, départ pour Bâle. J'y ferai les derniers préparatifs et logerai dans l'appartement de ma mère.
  • Jeudi 6 Juillet, décollage de l'avion à Bâle Mulhouse, vers 8h00 du matin. Après des escales prolongées à Francfort et Las Vegas, j'arriverai vers 23h45 à Seattle (heure locale)
  • Vendredi 7 Juillet : Ensemble avec Roberta Gregory, nous nous rendons à ClallamBay
  • samedi 8 Juillet : Premier jour du Comicon
  • Dimanche 9 Juillet : Deuxième jour du Comicon
  • Lundi 10 Juillet Retour avec Roberta vers Seattle
  • Mardi 11 Juillet décollage pour retour vers l'Europe.
Oui, c'est court. Un séjour plus long aurait aussi coûté plus cher. Déjà que le voyage tel qu'il est prévu maintenant, n'aurait pas pu être possible sans le grand élan d'aide et de solidarité de ma communauté (pour le billet d'avion) et celle de Donna (l' hébergement).

De toute façon, n'oublions pas : Ce ne sont pas des vacances. C'est la réalisation d'un défi : Celui de faire un saut, comme ça, en tant que artiste précaire, à un festival de BD qui se déroule  à l'autre bout du monde. Pour présenter aux Américains en direct les BD et dessins crées auprès d'un poêle vosgien.
C'est l'idée du "global village" vécu en direct.

Suis-je prête ? Oui et non...
Oui, parce que tout est réglé (du moins je l'espère). Non, parce que dans ma tête, je n'ai pas encore pu me libérer de l'ombre noire de Stains.
Je me sens toujours comme enfermée dans une caisse sombre. 


Mes pensées devraient être concentrées sur le voyage, mais ils restent assiégées par le souvenir, par les vagues d'angoisse et de peur.
Je parviens cependant lentement à me libérer...Grâce à l'aidée apporté, grâce à votre solidarité, je me suis retrouvée avec du nouveau matériel de dessin plus rapidement que durerait un vol en supersonique. Alors je dessine, et ça me fait un grand bien. Je dessine pour vivre, pour respirer, pour résister.

A demain, les amis !



vendredi 30 juin 2017

Le retour

Me voilà de retour dans les Vosges, à la maison. Je suis contente de retrouver le pays.

Le voyage de retour n'a pas été simple, non plus.

Le Taxi arriva à l'heure. Quand nous primes la grande rue, passant par la maudite station de bus, je ne pus me retenir. Je racontais au chauffeur ce qui m'était arrivé.
"Oh mais c'est normal" répondit-il avec un calme total.
Ensuite, j'eus droit à toute une série d'anecdotes sur des incidents similaires dont il avait été soit victime, soit témoin immédiat ou encore de récits de ses clients. TOUT s'était passé exactement dans ce quartier.
"Ce sont des jeunes du quartier. Ils sont bien connus, mais personne n'ose faire quelque chose. Les policiers non plus. Ils ne vont d'ailleurs certainement pas traiter votre plainte, parce que voyez-vous, il y en a trop. ça va partir sur la pile avec les cas de drogue, les viols, les violences et les braquages, les dealers et tout ça. C'est une Zone de non-droit."

Oui, ok. J'ai bien compris ça entre temps.

"Tout les voisinage les connaît, les habitants savent qui ils sont, mais ils ont tous peur. Alors les voyous font ce qu'ils veulent. Ils vous assaillent en plein jour, souvent devant les yeux des passants. Personne ne vous aidera, de peur."

Je me casse la tête, si j'aurais pu éviter de mettre mes pieds dans cette boue immonde qui s’appelle citée. Étais-je naïve de réserver un hôtel comme ça, dans la zone parisienne, sans vérifier de quelle Zone il s'agit vraiment ? Oui, sans doute. Et je me fais des reproches.

Arrivée à l'aéroport d'Orly - les avertissement "Attention ! Risque d'attentats" ajoutent au confort mental des voyageurs. Les toilettes indiquent à quel niveau on estime les passagers :


Comment ça ? On ne peut pas boire un coup dans la cuvette?