Diana Kennedy, artiste-auteur située dans les Vosges.

samedi 23 juillet 2016

Le temps des nuages

Nice, Würzburg (où habite une amie très, très proche) et maintenant Munich.
Tous petits, nous autres qui ne demandons qu'à vivre, à aimer et à être créatifs on se cherche une petite place dans ce monde désormais dominé par la violence.


Le jardin pousse. Juna et les autres plantes se sont remises de l'attaque de grêle il y a un mois. Je récolte des courgettes et des pâtissons à gogo. Merveilleuse leçon de la nature qui nous enseigne qu'il faut toujours se relever.

En haut du jardin, le "Giardino di Aldo", bien qu'encore qu'à ses débuts, a pris forme, lui aussi:



Il Giardino di Aldo

Le jardin d'Aldo émerveille déjà maintenant les promeneurs qui passent à ses côtés sur le sentier champêtre et cela me fait un grand plaisir. Je voudrais que ces quelques mètres carrés deviennent un petit sanctuaire où habite en permanence un peu de ce grand et doux amour qui m'a accompagné tout au long du pèlerinage. Un endroit où on devine le sourire d'Aldo et où, en pensée, on fait une petite caresse sur sa main.

SENTIER SAUVAGE - le carnet de voyage du pèlerinage verra le jour !
En effet, la collecte sur Ulule qui dure encore  pendant 5 jours a abouti ! un très grand MERCI à vous tous!
Alors comment les choses vont-elles continuer ? Je suis en train de créer la maquette de SENTIER SAUVAGE. Le texte est soumis à une deuxième relecture auprès de tiers compétents et m'est retourné bout par bout. Ces bouts sont incorpores dans la maquette.
C'est un travail très minutieux,car maintenant il ne faut plus faire d'erreur. 

Une fois la maquette prête, (un PDF) celle-ci est envoyé à l'imprimeur. 

Je pense que le livre fini sera disponible vers la mi-fin Septembre. La première officielle sera en octobre. Ceux d'entre vous qui auront le livre avec leur contrepartie, seront servis en priorité absolue, c'est à dire dès sa sortie d'imprimerie.

Je vous tiendrai au courant.

Et puis il aura ça, demain dimanche :



J'y  fus invitée à l'origine  et on avait convenu que je fasse une lecture en avant première d'un ou deux chapitres de SENTIER SAUVAGE.  A la demande, j'ai aussi envoyé des visuels de mon travail pour la com. 
Com, qui apparament, ne s'est jamais faite. Je n'ai reçu aucun flyer à diffuser. Plus tard, je découvre le visuel ci haut sur le Blog des Voivres de Bernard.

Aucune trace de mon intervention prévue. On y découvre juste le point 11h30 "lecture publique". Qui lira de quel titre?  Un ou plusieurs auteurs en "pochette surprise" -  dans l'anonymat total.
Ce qui est sûr, c'est que je n'en ferai pas partie.
Il y avait un temps ou certes,  j'aurai participé dans ces conditions là. Mais le pèlerinage m'a donné conscience que je vaux plus que ça.

Comme quoi demain, j'irai travailler au Giardino di Aldo et arracher quelques herbes au potager. Ensuite, c'est dessin: Il y a Riverboat Nr. 3 qui doit avancer!




mercredi 20 juillet 2016

Voyage au coeur de soi

Voyage au cœur de soi - le titre de notre stage promet!



Mais avant, Claire Munier et moi, avions voulu tester le tout sur nous-même et nous nous sommes donc données rendez-vous avec Béa, une amie de longue date de Claire, pour se retrouver près de  la Yourte de l'association Coeur de Yourte, aux Voivres.

Le matin, je bâtais Gamin, qui visiblement était très content de repartir "pour de vrai". Depuis notre retour d'Italie on avait déjà  fait des balades en forêt pour ramasser du bois et sommes même allé jusqu'à Bains-les-Bains pour faire des courses à l'Ecomarché. Mais ce coup ci, ce serait une vraie excursion, sans retour le même jour. On passerait deux nuits aux Voivres.

Gamin marchait comme sur des nuages, comme quoi, nous sommes arrivées aux Voivres en en rien de temps !

Une petite pause près de La Forge de Thunimont




Après la nuit passée dans la yourte nous partîmes sur les sentiers forestiers. Une ancienne carrière habitée par bien des esprits différents nous donna la chair de poule ! Un sanctuaire de la nature que l'homme a blessée mais qui a gardé toute sa force.




Ensuite nous nous rendions vers le marécage, attirées par sa beauté envoûtante. mais comme toujours, quand on suit le chant des sirènes ou des ondines, on risque de s'égarer.

Gamin fit un mauvais pas sur la passerelle de bois - et tomba dans le marécage. Un instant d'angoisse et de peur mais aussi de défi. Ensemble, nous arrivions à encourager l'âne à s'en sortir. Ce fut la grande émotion du jour.

Après, le ciel nous baigna d'une averse copieuse. Nous avancions au fond d'un ravin ou encore, un espace dense d'atmosphère et d'esprit nous accueila.

Le retour se fit sous une pluie battante.

Arrivées à la Yourte, nous mettions le feu au poêle et suspendions nos habits trempées. Déjà que ça allait mieux!
Bien au chaud, remplie d'émotions, de pensées et l'âme comme une mer en furie, nous nous mettions à dessiner.

Ensuite, nous interprétions nos oeuvres. A chaque regard, ils dévoilaient un autre aspect, une autre pensée. Mes pensées qui suivent ne sont donc que les pensées du moment et ne revendiquent aucune validité permanente ou définitive.




Claire revit la leçon que nous a donné le marécage. Les mains qui s'entre-aident, la pluie et les esprits de l'eau.



Béa, fortement touchée par la carrière illustre le passage. Des racines au ciel...


Quand à mi, j'avais les émotions en tornade avec des anciennes blessures qui émergeaient et en même temps l'aide de Claire et de Béa pour apaiser la douleur.



La pluie battait sur le toit de la Yourte, notre monde entier était placé sous le règne  l’élément de l'eau. (Qui lui règne l'émotion)

Le lendemain matin Gamin et moi repartîmes pour Harsault.

Une expérience très forte et  marquante. Une expérience qui continue à faire son oeuvre en nous. Une oeuvre bénéfique.

Nous sommes prêtes à vous faire partager cette expérience. Donc rendez-vous pour le stage du 20 Août pour votre voyage au cœur de vous-même.




lundi 27 juin 2016

SENTIER SAUVAGE

Il y a une année, exactement, je traversais encore la Ligurie avec Gamin. La grande Canicule arriva et je me souviens comment c'était dur : Non seulement pour trouver la place pour camper mais aussi pour trouver - sur cette place même une zone ombragée. Sous le soleil et dans la tente on était tout simplement cuit. Je fixais la couverture de survie avec des pinces à linge sur la tente, la face anti-chaleur vers l’extérieur. ça fonctionnait assez bien. Mais la couverture n'était pas assez grande et au bout de deux semaines d'usage intensif, partait en lambeaux.

Aujourd'hui, un an plus tard, j'ai tout, sauf trop chaud. Je viens d'ailleurs de faire le feu au poêle. Je repense à tout le vécu, à cette couverture de survie... Ce détail ne se trouve même pas dans le récit du voyage que je viens de terminer, il y a quelques semaines. Si j'avais voulu TOUT raconter, l'ouvrage aurait compris 600 pages et plus.

Déjà que les 200 pages que SENTIER SAUVAGE contient maintenant, ont fait hésiter la plus part des éditeurs, pourtant intéressés à priori.

Mais je ne voulais pas écourter encore plus.

SENTIER SAUVAGE est prêt à être édité et je voudrais qu'il sorte à la rentrée. En hiver 2017 ou plus loin, ce sera trop tard. Le tout sera trop éloigné.
Beaucoup d'éditeurs m’ont proposé la formule “Tu paies l’impression et la correction et nous on le vend et on te versera les miettes de notre bénéfice.” Enfin, grosso modo, c’est ça.

Je ne pense pas que cette approche rende justice à la signification et à la taille du projet. Si il faut tout financer soi même, je peux éditer par mes propres soins. Au moins je resterai maîtresse du projet.

Je me suis donc décidée de tenter une solution que beaucoup d’autres auteurs et artistes ont déjà fait avec succès, mais qui est une première pour moi: Le Crowd-Funding.

Voici le site du projet sur ULULE: https://fr.ulule.com/sentiersauvage/

Comme je disais, c'est une première. Et je me sens un peu décalée avec ça, mais bon. Il faut une solution, sinon ça ne va pas aller.

On a  donc 30 jours pour récolter ce qu’il faut. Si le but n'est pas atteint, toutes les contributions seront remboursés. Si le but est dépassé, ça fera du foin pour Gamin.

Alors voilà, les 30 jours qui viennent, je vais vous embêter avec ça ;-)
N’hésitez pas de faire tourner ce lien au max et d’en parler ! Merci !





Une page de SENTIER SAUVAGE



SENTIER SAUVAGE

Il y a une année, exactement, je traversais encore la Ligurie avec Gamin. La grande Canicule arriva et je me souviens comment c'était dur : Non seulement pour trouver la place pour camper mais aussi pour trouver - sur cette place même une zone ombragée. Sous le soleil et dans la tente on était tout simplement cuit. Je fixais la couverture de survie avec des pinces à linge sur la tente, la face anti-chaleur vers l’extérieur. ça fonctionnait assez bien. Mais la couverture n'était pas assez grande et au bout de deux semaines d'usage intensif, partait en lambeaux.

Aujourd'hui, un an plus tard, j'ai tout, sauf trop chaud. Je viens d'ailleurs de faire le feu au poêle. Je repense à tout le vécu, à cette couverture de survie... Ce détail ne se trouve même pas dans le récit du voyage que je viens de terminer, il y a quelques semaines. Si j'avais voulu TOUT raconter, l'ouvrage aurait compris 600 pages et plus.

Déjà que les 200 pages que SENTIER SAUVAGE contient maintenant, ont fait hésiter la plus part des éditeurs, pourtant intéressés à priori.

Mais je ne voulais pas écourter encore plus.

SENTIER SAUVAGE est prêt à être édité et je voudrais qu'il sorte à la rentrée. En hiver 2017 ou plus loin, ce sera trop tard. Le tout sera trop éloigné.
Beaucoup d'éditeurs m’ont proposé la formule “Tu paies l’impression et la correction et nous on le vend et on te versera les miettes de notre bénéfice.” Enfin, grosso modo, c’est ça.

Je ne pense pas que cette approche rende justice à la signification et à la taille du projet. Si il faut tout financer soi même, je peux éditer par mes propres soins. Au moins je resterai maîtresse du projet.

Je me suis donc décidée de tenter une solution que beaucoup d’autres auteurs et artistes ont déjà fait avec succès, mais qui est une première pour moi: Le Crowd-Funding.

Voici le site du projet sur ULULE: https://fr.ulule.com/sentiersauvage/

Comme je disais, c'est une première. Et je me sens un peu décalée avec ça, mais bon. Il faut une solution, sinon ça ne va pas aller.

On a  donc 30 jours pour récolter ce qu’il faut. Si le but n'est pas atteint, toutes les contributions seront remboursés. Si le but est dépassé, ça fera du foin pour Gamin.

Alors voilà, les 30 jours qui viennent, je vais vous embêter avec ça ;-)
N’hésitez pas de faire tourner ce lien au max et d’en parler ! Merci !





Une page de SENTIER SAUVAGE



mardi 14 juin 2016

La grisaille

Il pleut.
oui, il pleut et je ne vous dis rien de nouveau.

Il a aussi plu à Enghien les Bains, où s'est tenu le Festicart' 2016.

700 visiteurs, c'est un plus par rapport à l'an passé. Certains y voient déjà un signe que la course vers l'abîme a été stoppée.

Peut-être pour certains, mais pas pour tous.
L'illustration réaliste et semi-réaliste, les histoires d'aventure classiques, les épopées romantiques au sens le plus large, avec des chevaux, des décors sauvages et des héros qui se mouvent en plein air, c'est définitivement le passé.

Ce monde de la BD d'aventure (Western, Pseudo-Western, médiéval etc)  était toute ma passion dans les années 70. J'ai travaillé dur pour atteindre un niveau de dessin suffisant, un niveau qui me permettrait de faire partie de ceux qui créent ces rêves ...



Les années, les décennies ont passé. Et maintenant que ma technique est enfin mûre, le monde a changé et il manque les lecteurs-rêveurs prêts à s'embarquer dans les autres mondes.
ça reviendra peut-être un jour, mais probablement pas de mon vivant.

Les planches avec les histoires dessinés au trait détaillé encombrent ma maison, je ne sais plus où les mettre, parmi les factures d'EDF impayés et les relance de cotisations de la Maison des Artistes qui me demande des montants bien supérieurs à ce que je gagne.

Savoir que je ne suis pas seule n'aide pas vraiment. Selon un sondage réalisé lors du festival BD d'Angoulême, plus de 70% de créateurs de BD vivement maintenant dans la précarité.



Je ne vais pas, sur mes vieux jours, commencer à dessiner des Manga, ou les aventures de Sophie qui a des problèmes avec les mecs .
Je ne ferai pas des caricatures de tronches ;  ni des politiques, ni de Madame et Monsieur Lambda.

En un mot: Je ne vais pas changer la raison pour les quelles je dessine: L'évasion vers un autre monde.
RIVERBOAT continuera donc son voyage sur le Fiume Eterno, avec John et Aldo à Bord. sans oublier Mallie.


Vous qui savez encore rêver, vous qui êtes prêts à nous rejoindre à bord : N’hésitez pas de partager votre expérience ! Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser! Vous voulez savoir la marque de croquettes préférée de Mallie ? Vous voulez faire un bisou à Aldo, serrer la main à JFK, dire m**** à Scott Sweener - faites le !

"La BD, c'est un bout d'enfance qui essaye de ne pas mourir" avait dit quelqu'un. C'est valable pour Riverboat, à 100%








mardi 7 juin 2016

Grêle de merde

On peut dire qu'on a longtemps eu de la chance, à Harsault. Alors que Paris fut inondé et les Allemands grillées par la foudre (en plus des inondations) les divers "orages violents" annoncées pour Harsault se sont révélés comme étant plutôt des orages moyens.
Certes, la longue pluie incessante était agaçante.

Malgré tout, ça poussait dans mon jardin.
Les courgettes, les fraises, les fèves, tout en magnifique croissance et ce fut un plaisir d'aller au jardin chaque jour.

Aujourd'hui : encore un SMS d'AXA, du genre :  "Faites gaffe, y'a des orages".
Pareil Orange.fr avec leur "débranchez la Livebox" .

J'y croyais pas trop, mais bon.

Aujourd'hui, du coup, le ciel s'assombrit.
Bon, 'faut rentrer le linge.

Les premières gouttes tombent. Gamin est au pré du jardin. Il supportera ce petit coup de pluie.

En moins de quelques minutes, c'est le désastre. Une pluie d’apocalypse, des rafales de tempête et... de la grêle.
Gamin!
Je saute dans la voiture, pour avoir au moins un trajet fait plus vite.

Gamin est sur son padock, les pattes retirées sous le ventre. Il gémit quand je m'approche, comme un petit chaton. Je ne l'ai jamais entendu faire ces bruits auparavant. Je lui mets le licol et on sort. La pluie, la grêle nous mitraille. On voit rien, absolument rien.

Enfin, le box.
Il est à l'abri.

Peu après, l’apocalypse est terminée. Je retourne au jardin, pour chercher la voiture et voir les dégâts. C'est accablant.

Les potirons, les courgettes, les fraisiers. Troués, déchirés. Comme si un maniaque fou furieux les aurait arrachés puis jetés sur la terre pour ensuite les piétiner. Les jeunes tournesols, coupées, couchés.

Le vent a pris la chaise au jardin et l'a utilisée pour aplatir les petits chou-fleurs.  Histoire de s'assurer qu'ils soient bien fichus, au cas ou que la grêle n'aurait pas suffi.

Ben voilà. Je pleure. Mon travail de mois ruiné en quelques minutes.



L'inévitable photo de grêle. Le platicodon lui, fait parti des plants qui a tenu le coup...

samedi 21 mai 2016

Le jardin d'Aldo prend forme !

 Le futur chemin Aldo Moro est envahi par les ronces sans signe visible qu'il deviendra vraiment, un jour, ce chemin d'attraction et de lien avec Maglie, que nous visualisons.

Heureusement, il y a mon petit "Giardino di Aldo" dans le quel peuvent se canaliser les pulsations de créativité.  Il avance, à petits pas.

Hier, j'ai eu une rencontre avec des habitants de la Rue de Courte Roye. Madame m'a interrogé sur les sentinelles et je lui ai expliqué.  Elle m'a par la suite proposé de me servir dans sa grande réserve de pierres entassé au coin de la cabane sur leur terrain.
 "On est en train de faire des travaux, alors ça produit forcément des pierres orphelines. Vous pouvez en prendre tant que vous voulez pour votre projet".

Quelle chance et quelle générosité !
 J'étais vraiment à court de pierres. Et maintenant, je dispose d'une véritable petite "carrière" où se trouvent les plus belles pierres naturelles, typiquement lorraines. Il n'y a plus qu'à laisser libre cours à l'imagination !

 J'ai donc construit une troisième sentinelle:



Entre temps, la "statue" d'Aldo-en-olivier" avance, elle aussi: L'atelier Terma Stahldesign a fait la découpe de la figurine d'acier. Il faut encore la plateforme.
J'attends avec impatience la réception de la sculpture.

Avec elle, le Jardin d'Aldo aura son identité.