Diana Kennedy, artiste-auteur située dans les Vosges.
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mercredi 15 août 2018

"Balade à Domrémy" - faites revivre l'aventure !

Ouf! C'est fait ! "Balade à Domrémy" est finalisé chez l'imprimeur. Le petit livret retrace sur 32 pages toute notre petite aventure estivale. Avec tous les dessins qui ont été réalisées en cours de route.

Vous pouvez dès à présent commander votre exemplaire. Il est à 4,50. Dédicace (si souhaitée) gratuite!

En vous procurant l'ouvrage vous pouvez non seulement revivre le voyage sur papier, mais vous soutenez aussi activent Gamin et sa maîtresse.












vendredi 12 janvier 2018

Chronique Riverboat

Une très belle Chronique sur RIVERBOAT a paru sur BOOKPEARL Alles y faire un tour !

C'est toujours palpitant de regarder son oeuvre au travers d'autres yeux. Un grand merci à Meg  pour ce beau texte sur son superbe blog dédié aux "addicts hard" de la lecture.

Riverboat Nr. 6 est d'ailleurs en ligne droite de la finition. Plus que quelques planches à faire et "Les écluses du ciel" iront à l'imprimerie !



Dans ce numéro, John, Aldo et Mallie von enfin retourner sur le bateau. Non pas sans avoir été confronté à plusieurs mystères et des bestioles voraces (une fois de plus)
Je vous rapelle qu'est rtoujours d'actualité et disponible, le superbe albim cartonné Riverboat COLLECTION qui réunit le contenu des trois premiers numéros. Donc, si vous avez raté le début de la série, c'est l'occasion de rattraper et ainsi de pouvoir entrer dans l'histoire dès le début. Mais même si vous avez les cahiers - cet album somptueux ne sera pas de trop. L'expérience de lecture est sensationnelle !



samedi 23 juillet 2016

Le temps des nuages

Nice, Würzburg (où habite une amie très, très proche) et maintenant Munich.
Tous petits, nous autres qui ne demandons qu'à vivre, à aimer et à être créatifs on se cherche une petite place dans ce monde désormais dominé par la violence.


Le jardin pousse. Juna et les autres plantes se sont remises de l'attaque de grêle il y a un mois. Je récolte des courgettes et des pâtissons à gogo. Merveilleuse leçon de la nature qui nous enseigne qu'il faut toujours se relever.

En haut du jardin, le "Giardino di Aldo", bien qu'encore qu'à ses débuts, a pris forme, lui aussi:



Il Giardino di Aldo

Le jardin d'Aldo émerveille déjà maintenant les promeneurs qui passent à ses côtés sur le sentier champêtre et cela me fait un grand plaisir. Je voudrais que ces quelques mètres carrés deviennent un petit sanctuaire où habite en permanence un peu de ce grand et doux amour qui m'a accompagné tout au long du pèlerinage. Un endroit où on devine le sourire d'Aldo et où, en pensée, on fait une petite caresse sur sa main.

SENTIER SAUVAGE - le carnet de voyage du pèlerinage verra le jour !
En effet, la collecte sur Ulule qui dure encore  pendant 5 jours a abouti ! un très grand MERCI à vous tous!
Alors comment les choses vont-elles continuer ? Je suis en train de créer la maquette de SENTIER SAUVAGE. Le texte est soumis à une deuxième relecture auprès de tiers compétents et m'est retourné bout par bout. Ces bouts sont incorpores dans la maquette.
C'est un travail très minutieux,car maintenant il ne faut plus faire d'erreur. 

Une fois la maquette prête, (un PDF) celle-ci est envoyé à l'imprimeur. 

Je pense que le livre fini sera disponible vers la mi-fin Septembre. La première officielle sera en octobre. Ceux d'entre vous qui auront le livre avec leur contrepartie, seront servis en priorité absolue, c'est à dire dès sa sortie d'imprimerie.

Je vous tiendrai au courant.

Et puis il aura ça, demain dimanche :



J'y  fus invitée à l'origine  et on avait convenu que je fasse une lecture en avant première d'un ou deux chapitres de SENTIER SAUVAGE.  A la demande, j'ai aussi envoyé des visuels de mon travail pour la com. 
Com, qui apparament, ne s'est jamais faite. Je n'ai reçu aucun flyer à diffuser. Plus tard, je découvre le visuel ci haut sur le Blog des Voivres de Bernard.

Aucune trace de mon intervention prévue. On y découvre juste le point 11h30 "lecture publique". Qui lira de quel titre?  Un ou plusieurs auteurs en "pochette surprise" -  dans l'anonymat total.
Ce qui est sûr, c'est que je n'en ferai pas partie.
Il y avait un temps ou certes,  j'aurai participé dans ces conditions là. Mais le pèlerinage m'a donné conscience que je vaux plus que ça.

Comme quoi demain, j'irai travailler au Giardino di Aldo et arracher quelques herbes au potager. Ensuite, c'est dessin: Il y a Riverboat Nr. 3 qui doit avancer!




lundi 27 juin 2016

SENTIER SAUVAGE

Il y a une année, exactement, je traversais encore la Ligurie avec Gamin. La grande Canicule arriva et je me souviens comment c'était dur : Non seulement pour trouver la place pour camper mais aussi pour trouver - sur cette place même une zone ombragée. Sous le soleil et dans la tente on était tout simplement cuit. Je fixais la couverture de survie avec des pinces à linge sur la tente, la face anti-chaleur vers l’extérieur. ça fonctionnait assez bien. Mais la couverture n'était pas assez grande et au bout de deux semaines d'usage intensif, partait en lambeaux.

Aujourd'hui, un an plus tard, j'ai tout, sauf trop chaud. Je viens d'ailleurs de faire le feu au poêle. Je repense à tout le vécu, à cette couverture de survie... Ce détail ne se trouve même pas dans le récit du voyage que je viens de terminer, il y a quelques semaines. Si j'avais voulu TOUT raconter, l'ouvrage aurait compris 600 pages et plus.

Déjà que les 200 pages que SENTIER SAUVAGE contient maintenant, ont fait hésiter la plus part des éditeurs, pourtant intéressés à priori.

Mais je ne voulais pas écourter encore plus.

SENTIER SAUVAGE est prêt à être édité et je voudrais qu'il sorte à la rentrée. En hiver 2017 ou plus loin, ce sera trop tard. Le tout sera trop éloigné.
Beaucoup d'éditeurs m’ont proposé la formule “Tu paies l’impression et la correction et nous on le vend et on te versera les miettes de notre bénéfice.” Enfin, grosso modo, c’est ça.

Je ne pense pas que cette approche rende justice à la signification et à la taille du projet. Si il faut tout financer soi même, je peux éditer par mes propres soins. Au moins je resterai maîtresse du projet.

Je me suis donc décidée de tenter une solution que beaucoup d’autres auteurs et artistes ont déjà fait avec succès, mais qui est une première pour moi: Le Crowd-Funding.

Voici le site du projet sur ULULE: https://fr.ulule.com/sentiersauvage/

Comme je disais, c'est une première. Et je me sens un peu décalée avec ça, mais bon. Il faut une solution, sinon ça ne va pas aller.

On a  donc 30 jours pour récolter ce qu’il faut. Si le but n'est pas atteint, toutes les contributions seront remboursés. Si le but est dépassé, ça fera du foin pour Gamin.

Alors voilà, les 30 jours qui viennent, je vais vous embêter avec ça ;-)
N’hésitez pas de faire tourner ce lien au max et d’en parler ! Merci !





Une page de SENTIER SAUVAGE



SENTIER SAUVAGE

Il y a une année, exactement, je traversais encore la Ligurie avec Gamin. La grande Canicule arriva et je me souviens comment c'était dur : Non seulement pour trouver la place pour camper mais aussi pour trouver - sur cette place même une zone ombragée. Sous le soleil et dans la tente on était tout simplement cuit. Je fixais la couverture de survie avec des pinces à linge sur la tente, la face anti-chaleur vers l’extérieur. ça fonctionnait assez bien. Mais la couverture n'était pas assez grande et au bout de deux semaines d'usage intensif, partait en lambeaux.

Aujourd'hui, un an plus tard, j'ai tout, sauf trop chaud. Je viens d'ailleurs de faire le feu au poêle. Je repense à tout le vécu, à cette couverture de survie... Ce détail ne se trouve même pas dans le récit du voyage que je viens de terminer, il y a quelques semaines. Si j'avais voulu TOUT raconter, l'ouvrage aurait compris 600 pages et plus.

Déjà que les 200 pages que SENTIER SAUVAGE contient maintenant, ont fait hésiter la plus part des éditeurs, pourtant intéressés à priori.

Mais je ne voulais pas écourter encore plus.

SENTIER SAUVAGE est prêt à être édité et je voudrais qu'il sorte à la rentrée. En hiver 2017 ou plus loin, ce sera trop tard. Le tout sera trop éloigné.
Beaucoup d'éditeurs m’ont proposé la formule “Tu paies l’impression et la correction et nous on le vend et on te versera les miettes de notre bénéfice.” Enfin, grosso modo, c’est ça.

Je ne pense pas que cette approche rende justice à la signification et à la taille du projet. Si il faut tout financer soi même, je peux éditer par mes propres soins. Au moins je resterai maîtresse du projet.

Je me suis donc décidée de tenter une solution que beaucoup d’autres auteurs et artistes ont déjà fait avec succès, mais qui est une première pour moi: Le Crowd-Funding.

Voici le site du projet sur ULULE: https://fr.ulule.com/sentiersauvage/

Comme je disais, c'est une première. Et je me sens un peu décalée avec ça, mais bon. Il faut une solution, sinon ça ne va pas aller.

On a  donc 30 jours pour récolter ce qu’il faut. Si le but n'est pas atteint, toutes les contributions seront remboursés. Si le but est dépassé, ça fera du foin pour Gamin.

Alors voilà, les 30 jours qui viennent, je vais vous embêter avec ça ;-)
N’hésitez pas de faire tourner ce lien au max et d’en parler ! Merci !





Une page de SENTIER SAUVAGE



mercredi 16 mars 2016

Le 16 Mars



La Via Mario Fani.

Ce qui la rend si sordide, c’est sa banalité : une petite rue, comme il en existe dans n’importe quelle ville. Elle n’a absolument rien de spécial.
Dans mon imagination, la Via Fani avait toujours été plus grande, plus importante et plus large. J’ignore pourquoi.

Le matin du 16 mars 1978, Aldo Moro et son escorte empruntèrent la Via Fani. Ils venaient de la Via Trionfale, où habitait la famille Moro.
La rue monte un peu, puis croise la Via Stresa.

Le carrefour manque de visibilité. Une voiture venant de la Via Stresa risque de ne pas être repérée. Cette situation de base a servi de lieu idéal pour une des embuscades les plus brutales de l’histoire.
En bas de la Via Fani, Mario Moretti, à bord d’une Fiat 128, avait réussi à s’insérer devant la voiture de Moro qui précédait celle de son escorte. Au carrefour de la Via Stresa, Moretti avait ralenti puis s’était arrêtée, se mettant en travers afin de bloquer au maximum la rue.

Les récits des brigadistes se contredisent dans les détails. Valerio Morucci rapporte que l’arrêt subit de Moretti aurait tout de suite provoqué la violente collision en chaîne des voitures qui suivaient. Moretti et Raffaele Fiore quant à eux racontent que les arrêts se firent en douceur et qu’il n’y avait eu aucun tamponnage. Le chauffeur d’Aldo, Domenico Ricci, aurait juste fait un signe de main du genre : « Avancez là devant ! » à la voiture qui le bloquait.

Sortirent alors d’autres brigadistes de leur planque. Ils ouvrirent tout de suite le feu. La mitraillette M12 de Raffaele Fiore, le brigadiste chargé de tuer Ricci, s’enraya après les premiers coups. Le terroriste changea de chargeur, mais il ne réussit pas à rouvrir immédiatement le feu. Cela donna quelques secondes de vie supplémentaires à Ricci qui fit des marches avant et arrière désespérées avec la Fiat 128 CD, pour sortir du piège. En vain.
La voiture de ses collègues et une voiture garée sur la droite empêchaient la fuite.

Oreste Leonardi, assis à côté de Ricci, n’aurait tenté aucune riposte, selon les brigadistes. Il consacrait toute son attention vers la banquette arrière où était Aldo Moro, cherchant à le couvrir et le protéger.
Les brigadistes, Prospero Gallinari armé d’une mitraillette TZ45 et Bonisoli avec sa FNAB-43,  s’avancèrent alors vers la voiture de l’escorte.

Ils ouvrirent les portes et firent feu sur les occupants.

Rivera avait été quasiment tué sur le coup. Et, lâchant l’embrayage, aurait provoqué le saut en avant-dernière de l’Alfa Romeo, percutant la Fiat de Moro qui à son tour accrochait la Fiat de Moretti.

L’autre occupant de l’Alfa Romeo, Francesco Zizzi, survécut au massacre, gravement blessé. Il mourra quelques heures plus tard à hôpital.

A bord de la voiture d’Aldo Moro, Ricci poursuivait ses tentatives d’évasion, forçant Moretti, à rester au volant, le pied enfoncé sur la pédale du frein, frein à main serré, afin de maintenir la Fiat en place pour que reste bloquée la voiture des victimes.
Le brigadiste Morucci, qui avait aussi eu des problèmes avec son arme, avait réussi à remettre celle-ci en marche. Il s’avança vers la Fiat 130 et mit fin à la lutte de Ricci en l’abattant de près par une salve.

Gallinari avait tiré sans interruption jusqu’à ce que sa mitraillette cesse de fonctionner, elle aussi. Il continua à faire feu en se servant de son pistolet Smith & Wesson M39.
Bonisoli vida un chargeur sur les occupants de l’Alfetta.

Parmi ceux-ci, Raffaele Iozzino, qui assi sur la banquette arrière, avait été relativement à l’abri des balles. Il réussit à sortir de la voiture et se mit à riposter avec sa Beretta 92. Soit Gallinari, soit Bonisoli, ouvrirent alors le feu sur lui. Selon les dires de Moretti, ce fut Bonisoli qui, après avoir vidé sa FNAB-43 aurait tiré avec son pistolet, achevant Iozzino qui simultanément était touché par une rafale de projectiles tirés par les autres brigadistes. Iozzino s’effondra sur le pavé.
L’image de son corps fera le tour de la presse.

Comme mentionné plus haut,  les dires des Brigadistes sont parfois contradictoires. Ils ne correspondent pas non plus avec les preuves matérielles relevées sur les lieux qui elles suggèrent que la majeure partie des projectiles aurait été tirée d’une seule arme.

Le récit ci-dessus n’est donc qu’un parmi d’autres scénarios évoqués. Le résultat reste de toute manière le même : la mort des cinq hommes de l’escorte : Oreste Leonardis, Francesco Zizzi, Domenico Ricci,  Giulio Rivera et Raffaele Iozzino.


Le carnage accompli, les brigadistes pouvaient désormais cueillir Aldo Moro. Celui-ci était affaissé sur la banquette arrière, apparemment indemne. «  Fiore, un homme costaud, le saisit par le bras et le tira dehors. Moro, profondément traumatisé, était en état de choc. Il ne se défendit pas. » raconta Moretti.

Je contemplais les lieux avec l’impuissance du visiteur d’un autre temps.
J’avais 12 ans à cette époque et maintenant presque 50. Je ne peux refaire 1978 et je ne peux plus rien y faire maintenant.
Je vis tous ces scènes devant moi. Je vis Iozzino s’effondrant sur l’asphalte. Je vis Aldo traîné dans la rue, Aldo qui tenait à peine debout sous l’emprise du choc. Comment firent-ils pour le faire avancer?

 On le tire, on lui crie de dessus, on lui donne des coups ?

Je ne sais pas et ça ne sert à rien de se torturer l’esprit avec ces pensées, mais impossible de faire autrement.
Aujourd’hui la rue est retournée à son état de banalité originel. Rien ne rappelle la tragédie.
Ah si! Une plaque commémorative indique les noms des cinq hommes de l’escorte. On y voit aussi leur photos.

La plaque ne parle pas d’Aldo. Et c’est bien. On le sait ou alors on ne le sait pas.

L’escorte de Moro est encore plus oubliée que lui-même. C’était donc juste que la Via Fani leur "appartienne" à eux seuls.

****

Extrait du récit de Voyage du "pèlerinage Aldo Moro"