Diana Kennedy, artiste-auteur située dans les Vosges.
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dimanche 22 juillet 2018

Jours trois, quatre, cinq et six

Réseau faible ou inexistant, fatigue – les raisons pour ne pas encore avoir mis à jour le blog sont sont nombreuses. Mais je travaille pourtant assidument sur les ilustrations pour le livret papier où, de toute manière, vous trouverez un récit plus détaillé. Ce blog n’étant qu’un résumé assez rudimentaire.

Comencons donc sans traîner avec jour 3. Ce fut une journée de repos que nous passions au camping du lac de Bouzey. Un jour pour se baigner au lac et pour dessiner. La météo changeante rendait le tout un peu aléatoire. Je pus tout de même aller nager. Pour Gamin, ces mini vacances avaient un aspect assez austère. Partout sur le site l’herbe était courte et sèche. Le pauvre ne trouva que peu de nourriture. Un problème qui resterait d’ailleurs d’actualité, aussi sur la suite du voyage.



Le soir, une troupe d’artistes musiciens préparait le spectacle qu’ils allaient donner : Le piano sur le lac. Il sagit en effet d’un véritable piano monté sur un radeau. A bord, une chanteuse et un autre musicien donnaient un concert flottant. Les spectateurs, installés sur la plage assistaient à une magnifique présentation. “Le Piano sur le lac” fait le tour des lacs et le spectacle  vaut vraiment le coup.



Jour 4 
En route pour Ghorey. Encore une journée avec un but fixe : un Gamping. Non,   ce n’est pas typo. C’est bien Gamping. Néologisme unissant les mots camping et Garden. C’est le camping chez l’habitant – en somme, ce que je fais presque toujours, mais ce coup ci avec réservation par avance. 
Au début nous nous baladons encore une fois le long du canal des Vosges. Ses eaux tranquiles nous accompagnent, alors que nous marchons sous la  chaleur estivale. Bientôt, nous entrerons en forêt. Enfin, un peu d’ombre. Oui, mais…ce sont aussi les sentiers forestiers qui sont le plus sujets à l’abandon et à l’inexistance. Que dire: belote. Le joli sentier IGN n’existe pas ou plus. Je fais demi tour et j’essaie un autre sentier de contournement que m’indique le GPS. Ça va pendant un moment, mais ça finit également dans les orties. Comme un chemin plus large n’est pas loin – selon le GPS toujours – je prends la décison de plonger dans les ronces, les aplatissant à violent coups de bâton de marche. La prochaine fois, j’emmenerai une machette, promis, parce que cette situation là, elle arrive pratiquement toujours. Un grand classique.



Nous sortons de la merde roncière et en effet, à partir de maintenant c’est un beau chemin jusqu’à Ghorey. 
La soirée en Gamping se passe très  bien. Notre hôte est attentif et gentil. Gamping : une formule à retenir. 

Jour 5

En sortant du terrain Gamping, Gamin traîne. Bon, au départ, il lui faut toujours un peu de temps pour se dérouiller. Donc on démarre doucement. Mais là, ça persiste. Je vérifie donc son chargement, son harnais et – aille !  Deux plaies au niveau de la sangle ventrière de devant. 
Les plaies de frottement sont un grand fléau dans la randonnée équestre. Gamin n’avait pas fait de plaies de sangle sur tout le trajet du pèlerinage Aldo  Moro, mais là, depuis le retour, il en fait pratiquement à chaque voyage qui dure plus de 2 jours.
Je désinfecte les plaies et je coince des mouchoirs sous la sangle. Ça ne suffira pas. Il faudra trouver une pharmacie pour se procurer de vraies compresses. 
Lors d’une pause, nous faisons la rencontre d’un jeune homme qui me propose d’aller chercher des compresses chez lui et ensuite me rattraper sur cette route même où il me les remettrait. C’est très gentil et très bienvenu.

Nous continuons donc la marche sur cette petite route champêtre. Une voiture nous double. Le mec au volant me regarde avec un air qui ne me dit rien qui vaille. Un peu plus loin, en forêt, après un lèger tournant, je vois la même voiture garée au bord des buissons. Le conducteur est sorti et s’est enfoncé dans la brousse. Je sais tout de suite que là, quelque chose est louche. Mais bon. Continuons notre marche come si de rien n’était. Nous nous approchons et voilà que le gars sort des buissons, fait des pas vers moi, ouvre son pantalon et – bon.  J’ai une vue que je n’ai pas sollicitée.

On m’expliquera à l’occasion ce que ce comportement débile peut apporter à celui qui s’abaisse à ça. Je passe et voilà. Un peu plus loin, je rencontre à  nouveau le jeune homme il m’apporte des compresses et des serviettes, de quoi à panser et à rembourrer l’espace entre Gamin et la sangle. Il m’apporte aussi de l’eau et des fruits frais.
Gamin  avance mieux maintenant. C’est sur un champ entre les Ableuvettes et Adompt que nous plantons la tente et passons la soirée.

mardi 7 mars 2017

Premiers bourgeons


Quincy, mon cognassier se réveille. Il commence à bourgeonner, malgré le vents froids qui cravachent toujours la douce pente sur laquelle s’étend mon jardin. Il a apparemment bien passé son premier hiver chez nous.

Les nuages noirs s'alternent sans cesse avec des éclaircis, le soleil et le vent. Le printemps arrive et bientôt nous fêterons Ostara, l’équinoxe du printemps.

Tout comme le ciel, je suis d'humeur aléatoire. Pleine de confidence et d'énergie en un instant, accablée par une tristesse et une fatigue lors du suivant.

Pourtant, le premier objectif artistique de l'année est atteint : Riverboat 4 est sorti!



Vous pouvez vous le procurer directement ici: http://www.kennedyworld.net/fr/riverboat.htm

Et me voilà partie à fond sur la travail pour le numéro 5, qui s'intitulera "Les écluses du Ciel"


lundi 8 août 2016

La figue

En cette saison , il y a une année, je dégustais les figues mûres cueillies directement des arbres. En Italie.
En honneur de ce souvenir, je voulais absolument avoir des figuiers...chez moi.


Au début de l'année j'ai donc commandé deux figuiers chez Graines Baumaux, tout en prenant soin de choisir une variété adaptée pour le nord de la France. J'ai aussi pris deux Grenadiers, également en hommage aux grenadiers apuliens.

Je donne des noms à tous les arbres. Ces quatre "italiens" ont donc été baptisées Aldo et Noretta pour les deux figuiers et Fabrizio et Giulia pour les deux grenadiers.


Aldo et Noretta

Reste la problématique du climat vosgien. J'ai donc préféré de les planter d'abord dans des pots, afin de pouvoir les rentrer en cas de gel vraiment sévère.

D'ailleurs, Noretta a fait la gueule pendant un certain temps parce que je l'avais mise dehors en premier. Elle avait quelques nuits de gel assez incommodes à supporter pendant qu'Aldo était encore à l'abri à l'intérieur de la maison.
Elle avait donc longtemps du retard sur lui. Mais en cours de l'été, elle l'a rattrapé.

je ne m'attendais pas à avoir une récolte cette année, la première année. Et même plus tard... On dit que les figuiers au nord produisent des fruits, mais souvent, ceux-ci ne mûrissent pas, faute de chaleur suffisante. Tant pis, j'accepte ça. L'important c'est qu'ils soient là, qu'ils embellissent ma demeure.

Aldo avait fait une petite figue. Une. Pendant tout l'été ce fruit a grossi et il y a quelques jours, je constatais qu'il avait la couleur et la consistance d'une figue mûre..


Je l'ai donc cueilli - et surprise! Elle était succulente.
Petit cadeau tendre d'Aldo, Aldo le figuier et Aldo l'âme bien aimée. Aldo Moro qui adorait se balader entre les figuiers, les cueillant et les mangeant en famille et entre amis.

La nature immortelle nous aider a nouer et à garder les liens.




Et puis, il y a JUNA et les autres buissons de courgettes. Après ce jour maudit quand la grêle les a hachés, Ils se sont resaisis. Juna me gave de courgettes !
Lentement, ses feuilles deviennent un peu pâles. Elle est fatiguée. Elle va encore passer les nuits sous les étoiles filantes, assister à la fin de l'été  et puis quand ses feuilles se faneront pour de bon , elle ira au repos, redevenir terre.
 Je crois sincèrement que son esprit restera dans le jardin. ,Qu'il se réveillera le printemps prochain pour apporter sa force et sa vitalité à une nouvelle génération de plantes.




mardi 7 juin 2016

Grêle de merde

On peut dire qu'on a longtemps eu de la chance, à Harsault. Alors que Paris fut inondé et les Allemands grillées par la foudre (en plus des inondations) les divers "orages violents" annoncées pour Harsault se sont révélés comme étant plutôt des orages moyens.
Certes, la longue pluie incessante était agaçante.

Malgré tout, ça poussait dans mon jardin.
Les courgettes, les fraises, les fèves, tout en magnifique croissance et ce fut un plaisir d'aller au jardin chaque jour.

Aujourd'hui : encore un SMS d'AXA, du genre :  "Faites gaffe, y'a des orages".
Pareil Orange.fr avec leur "débranchez la Livebox" .

J'y croyais pas trop, mais bon.

Aujourd'hui, du coup, le ciel s'assombrit.
Bon, 'faut rentrer le linge.

Les premières gouttes tombent. Gamin est au pré du jardin. Il supportera ce petit coup de pluie.

En moins de quelques minutes, c'est le désastre. Une pluie d’apocalypse, des rafales de tempête et... de la grêle.
Gamin!
Je saute dans la voiture, pour avoir au moins un trajet fait plus vite.

Gamin est sur son padock, les pattes retirées sous le ventre. Il gémit quand je m'approche, comme un petit chaton. Je ne l'ai jamais entendu faire ces bruits auparavant. Je lui mets le licol et on sort. La pluie, la grêle nous mitraille. On voit rien, absolument rien.

Enfin, le box.
Il est à l'abri.

Peu après, l’apocalypse est terminée. Je retourne au jardin, pour chercher la voiture et voir les dégâts. C'est accablant.

Les potirons, les courgettes, les fraisiers. Troués, déchirés. Comme si un maniaque fou furieux les aurait arrachés puis jetés sur la terre pour ensuite les piétiner. Les jeunes tournesols, coupées, couchés.

Le vent a pris la chaise au jardin et l'a utilisée pour aplatir les petits chou-fleurs.  Histoire de s'assurer qu'ils soient bien fichus, au cas ou que la grêle n'aurait pas suffi.

Ben voilà. Je pleure. Mon travail de mois ruiné en quelques minutes.



L'inévitable photo de grêle. Le platicodon lui, fait parti des plants qui a tenu le coup...

samedi 21 mai 2016

Le jardin d'Aldo prend forme !

 Le futur chemin Aldo Moro est envahi par les ronces sans signe visible qu'il deviendra vraiment, un jour, ce chemin d'attraction et de lien avec Maglie, que nous visualisons.

Heureusement, il y a mon petit "Giardino di Aldo" dans le quel peuvent se canaliser les pulsations de créativité.  Il avance, à petits pas.

Hier, j'ai eu une rencontre avec des habitants de la Rue de Courte Roye. Madame m'a interrogé sur les sentinelles et je lui ai expliqué.  Elle m'a par la suite proposé de me servir dans sa grande réserve de pierres entassé au coin de la cabane sur leur terrain.
 "On est en train de faire des travaux, alors ça produit forcément des pierres orphelines. Vous pouvez en prendre tant que vous voulez pour votre projet".

Quelle chance et quelle générosité !
 J'étais vraiment à court de pierres. Et maintenant, je dispose d'une véritable petite "carrière" où se trouvent les plus belles pierres naturelles, typiquement lorraines. Il n'y a plus qu'à laisser libre cours à l'imagination !

 J'ai donc construit une troisième sentinelle:



Entre temps, la "statue" d'Aldo-en-olivier" avance, elle aussi: L'atelier Terma Stahldesign a fait la découpe de la figurine d'acier. Il faut encore la plateforme.
J'attends avec impatience la réception de la sculpture.

Avec elle, le Jardin d'Aldo aura son identité.



dimanche 10 avril 2016

Il faut se grouiller!

Eh oui!

Je voudrais avoir Riverboat Nr. 2 "la voix du siècle" prêt pour le salon du livre à Xertigny , qui se déroulera les 29.30 Avril et 1 Mai.

Il me reste une page et demi à faire. Ouf!
A l’origine je voyais Riverboat comme un projet de sérénité, qui se réalisera au fur et à mesure, sans contrainte de temps ou autre. Mais je vois qu'il n'est pas totalement évitable que se crée une pression.


Toujours est-il que Riverboat est une création qui me donne une grande satisfaction et le plaisir d'une créativité débridée.Il y a JFK, il y a Aldo Moro - et puis il y a ce monde sans limite aucune ou tout est possible. Riverboat rend visible le contenu de mes rêves. parfois très anciens, des rêves que j'ai fait il y a dix ans et plus.

Côté jardin, ça avance ! Il y a encore énormément à faire, mais cela commence peu à peu à prendre de l'allure. 



La terre a été labourée et hersée, maintenant, on aménage les lits. Au premier plan, Quincy, le cognassier.


Les buissons petits fruits, comme ici un framboisier, s'épanouissent.



Et en amont du potager, le parc de Gamin.

mardi 5 avril 2016

Les actes sont signés!

Voilà, A partir d'aujourd’hui je suis officiellement propriétaire de mon nouveau jardin, de ces 28 ares à la Courte Roye, qui abritent le parc pour Gamin, mon potager et le verger.

C'est un très grand jour.

J'ai bien entendu commencé depuis un certain temps déjà, de travailler sur la parcelle. On n'avait pas de temps à perdre, car le printemps n'attends pas. Les buissons fruitiers sont plantées, de même Le cognassier Quincy et Pruna, le Prunier.

Quincy a déjà beaucoup de bourgeons et des feuilles, Pruna ne fait que commencer à bourgeonner.

L'ail que j'ai planté pousse comme une petite armée avec des lances vertes dressées vers le ciel.


Ce jardin est pour moi un grand bonheur.

Un autre grand pas a été franchi: Celui de l'opération de Miamor. Il faut dire qu'on a attendu un peu longtemps. Et son fort surpoids n'a pas arrangé les choses. Comme quoi, on avait du faire venir la vétérinaire à domicile le soir même après l'intervention. Miamor allait très mal. Elle a reçu une piqûre qui lui a aidé, heureusement. Depuis elle s'est ressaisie.

Samedi on ira faire tirer les fils.









mardi 8 mars 2016

Le premier trou

Lundi j'avais rendez-vous auprès de la Notaire à Bains les Bains, ensemble avec l'ancienne propriétaire de mon jardin. Tout est mis en route, nous pourrions sans doute signer les actes fin mars.

Entre temps, je commence déjà à creuser et à planifier. Heureusement que je n'avais encore rien fait avant, car il s'est avéré que la parcelle en question n'est pas celle que l'on pensait au début. Mais c'est juste à côté et c'est tout aussi beau.

Donc maintenant, le plan cadastral en main, les premiers trous sont creusées.



Y seront plantés les myrtilliers.
J'ai toute une collection de buissons fruitiers qui attendent leur mise en place !


Là, il faut encore que je mette le fil électrique pour pouvoir y installer Gamin.


Les voisins: Deux chevaux. Au moins Gamin ne sera pas tout seul!

Comme le montrent ces photos, le ciel est encore bien chargé. mais il y eut tout de même quelques rayons de soleil, aujourd'hui.

Ce jardin est un immense bonheur et c'est une joie de démarrer l'année avec ce projet.



dimanche 21 février 2016

Le rêve du futur

J'ai mon jardin!
...Du moins presque. A 300 mètres de ma porte se trouve un beau terrain, dont la propriétaire est prête à me le louer, puis à vendre. Les démarches n'ont pas encore été faits, mais je peux déjà commencer à m'installer, m'a-t-elle dit.

Le terrain est assez grand pour y aménager à la fois un parc pour Gamin (vers le haut) et en bas, un potager.
J'ai trouvé quelqu'un qui viendra labourer la parcelle. mais là encore : "Il faut qu'on attend les beaux jours, avant que je puisse passer avec la machine"


Vue vers le bas où il y aura le potager.


Oui, il a raison. mais ô combien est il difficile d'attendre ! J'ai déjà commandé les arbres fruitiers - ils seront livrées ... ben oui, à l'arrivée des beaux jours. Plus tard quoi.
En attendant,je contemple mon petit paradis, les pieds dans l'herbe mouillée et la tête dans la grisaille de février.
J'ai toujours peur qu'il y aura un imprévu, que quelque chose viendra "casser" mon rêve. ça a toujours été comme ça. Cette peur restera.


En haut, il y aura le parc pour Gamin.


Le paradis est tout près !