Diana Kennedy, artiste-auteur située dans les Vosges.
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mercredi 1 août 2018

Jour douze - Domrémy

5 heures du matin, allez debout !

Aussitôt sortie du sac de couchage, je me mis à ranger les affaires, démonter la tente  et à charger les sacoches. Une course contre la montre ou plutôt, contre la chaleur.
Aujourd'hui je voulais faire l'étape finale et arriver à notre but : Domrémy-la-Pucelle.
C »était faisable : On m'avait dit que le village était à 10 ou 15 kilomètres maximum. Mais bon, comme toujpours, quand les gens vous disent ça, ils ont en tête les routes normales. Or, notre trajet nous mènerait sur les sentiers de campagne qui se faufilent en serpentines à travers le paysage. Ce sera donc plus long, mais j'étais sûre que c'était faisable. Il fallait juste faire un maximum de chemin avant l'arrivée de la grande chaleur.

Le premier kilomètre nous faisait encore longer la départementale, mais par la suite, nous nous enfoncions dans les champs. Le sentier poussiéreux et sablé  se perdait dans une immensité aride et brûlée. Enveloppés par l'air doux du matin nous nous perdîmes dans une nature martyrisée par la sécheresse, mais d'une beauté singulière.

Le soleil se lève avec sa force terrible


Première grimpette sous un soleil de plus en plus tapant : Pas d'ombre, rien, mais tout en haut, une forêt nous récompenserait avec de l'ombre. L'ascension fut extrêmement pénible. Même du pèlerinage Aldo Moro en Italie, où nous traversions pourtant aussi des vastes zones découvertes sous un soleil de plomp, je n'ai pas le souvenir d'une avancée aussi extrêmement difficile.

La forêt est comme un lointain rivage

Enfin, nous arrivions la crête et pouvions continuer sur un beau chemin forestiers. A chaque pas, un tourbillon de papillons de toutes les couleurs s'envola devant nous.  Un spectacle inhabituel et presque irréel.

Nous sortions de la forêt et, au loin nous pouvions apercevoir la large vallée avec, au loin Domrémy et Greux et un peu plus près, Maxey. On y était presque ! Encore trois ou quatre kilomètres. Oui mais...ces kilomètres devront âtre faits sous le soleil de midi et en zone ouverte, sans ombre.

Dans la forêt, enfin.

Nous avancions en douceur. La chaleur s'abattait sur nous comme un lourd marteau. Gamin avançait rapidement, comme si il voulait accélérer notre arrivée.
Après la traversée de Maxey, il nous restait encore une plaine à traverser. La presque dernière étape.
La fournaise commença ànous ramolir. Ma vue devint trouble, le sol même semblait s'onduler, vaciller...
Nous avancions à bon pas, suant, mais à bon pas. Devant nous, la route principale entrant à Domrémy se trouva désormais à 500 ou 600 mètres.

Et du coup, la longe dans ma main se raidit, j'entendis un soupir, et un grand souffle. Gamin titubait, puis s'effondrait à plat ventre.

Oh non ! Pas ici ! Pas en plein sous le soleil ! Je le déchargeais tout de suite. Je sentais qu'il brûlait ; Il était sérieusement surchauffé. J'ouvris ma gourde d'eau et versais le contenu sur la tête de l'âne. Il se secouait puis se relevait. Ouf ! C'était déjà ça de gagné.
Cela me faisait mal au cœur de devoir le rebâter, mais on avait pas le choix. Le camping était à moins d'un kilomètre d'ici, il fallait qu'il tienne cette dernière distance.

Lentement, très lentement, nous entrions dans Domrémy. Tout de suite, les pancartes, annonçant la maison natale de Jeanne d'Arc nous accueillirent. Mais pour l'instant, la seule chose qui m’intéressait, était le fichu camping.
Encore un peu...pourvu qu'il ne lâche pas en plein sur la route du village.

Enfin, nous atteignîmes le camping. Des arbres ! De l'ombre !

Je déchargeais Gamin lui fit le plein d'eau dans son seau et l'attachais à sa corde. L'herbe n'y était pas abondante : une pelouse tondue à court et brûlée par le soleil. Mais pour l'instant ce qui importait le plus était que Gamin puisse se reposer, à l'ombre et sans rien sur le dos. Je lui donnais un peu de granulées que Serge m'avait donné.

Enfin arrivés !

Je montais ma tente et m'installais. Comme tous les campings municipaux, celui de Domrémy est très austère mais a tout de même tout ce qu'il faut. Gamin tout comme mlmoi,  commencions à nous relaxer et à prendre nos repères.
Vers l'après- midi d'autres voyageurs arrivaient. Entre autre, deux cyclo-randonneurs : Wim des Pays Bas et Burkard d'Allemagne. En fait, la majorité des campeurs étaient soit des hollandais ou des allemands. Ou belges. Burkard et Wim étaient eux aussi épuisées par les kilomètres faits sous la canicule et n'aspiraient que pouvoir se reposer avec une boisson rafraîchissante. Malheureusement, comme pratiquement toujours dans les petits villages, il n'y a ni supérette, épicerie ou autre magasin pour pouvoir approvisionner. Un vrai problème pour le randonneur.
Les « Ah, mais il ya un magasin dans le village X à seulement 6 mm d'ici » ne vous sont d'aucune aide. Les gens qui ne se déplacent qu'on voiture n'ont aucune idée de ce que 6 km représentent, si tu es à pied.

J'avais cependant découvert que le magasin de souvenirs à Domrémy vendait aussi des cannettes et petite bouteilles de boissons. A des prix salés, certes, mais tout de même. Burkard ne perdit rien pour attendre. Il s'en alla et revint avec le bras plein de bières artisanales, dont une aromatisée aux Mirabelles. Ben oui, on est en Lorraine.

Et ainsi, à trois nous étions assis autour de la table, buvant, discutant, riant et mangeant des biscuits. Le feu du jour s'éteignait et fit place à un autre soir doux d'un grand été inoubliable.

Sur le camping



mardi 31 juillet 2018

Jours dix et onze. Ruée vers le but


L'étape suivante nous mena jusqu'à Maconcourt. Déformée par la politique que je suis, je lisais toujours « Macroncourt »

Une chaleur pesante


La journée avait été, me semblait-il encore plus chaude que les les précédentes. A Maconcourt nous trouvions très vite notre lieu de bivouac. Un gentil couple nous permit de camper sur leur terrain.

Le lendemain, je me levais le plus tôt possible pour profiter le plus possible de la fraîcheur matinale qui ne durera pas. Je surveillais gamin de près. Heureusement que que les plaies de frottement e s'aggravaient pas. Mais il est clair qu'elles n'allaient pas guérir non plus, tant qu'on était en route. Mais bon, on sera bientôt à Domrémy. Encore Une nuit et après ce sera l’étape finale.



Le soleil tapait impitoyablement. L'air même était devenu si chaud qu'on avait l'impression d'inhaler un lance-flammes.



Vers midi, nous arrivions à Attégnyville. Là , nous trouvions notre camp du soir sur une magnifique ferme laitière. Il y a avait aussi un élevage de poules pondeuses. Les Vaches passent à la traite deux fois par jour, le matin et l'après-midi. Quand elles devaient rentrer de leur pré elles remarquèrent évidement ma tente et Gamin. Des regards de bovins surpris. Deux s'arrêtaient même pour nous contempler, arrêtant ainsi la file en marche. C'est toujours la même chose ! Les bouchons de circulations causées par ceux qui bloquent la routent parce que, esclaves de leur curiosité indécente, ils zieutent le site d'un accident ou autre « attraction ».

Circulez ! Il n'y a rien à voir. 


lundi 23 juillet 2018

Jour sept - Rozerotte

Jour 7

La journée commence avec un autre chemin qui n’existe plus. «  ben, c’est ce rond point qu’ils ont constrtuit » me dit une habitante qui me remplit mes gourdes. « c’est une grosse merde ce truc. Car comme ils ont supprimé le chemin qui passait derrière l’eglise, tous les tracteurs doivent faire des détours et passent devant notre nez »

Je n’ai donc guère le choix. Gamin et moi devons faire demi tour et comme très souvent, au lieu des beaux sentiers prévus par notre itiniéraire crée avec les cartes, nous nous retrouvons sur une départementale, assourdis par le vracarme des voitures et 40 tonnes qui dévalent à notre gauche.

Outre que le bruit et la pollution, ce qui me tracasse est que le goudron use les sabots de Gamin. Comme je disais, il avait été prévu de le ferrer avant le départ, mais vu qu' il manquait de la corne au sabot antérieur droit, ce ne fut pas possible d’y mettre les clous.
J’essaiais de diriger Gamin sur le bord herbeux de la route, mais tenace, il revint sur le goudron. Têtu comme une mule.

Enfin, nous pouvions quitter la départementale pour bifurquer sur un sentier qui nous mena en amont, dans la forêt.
 Un orage s’annonça. Il fallait couvrir les bagages et revêtir l’impérmeable.  Une fois sortis des bois, nous nous retrouvions sur les hauteurs d'une colline qui surplomba un vaste paysage vallonné. Avec tout au fond : Rozerotte. Comme le temps se gâtait vraiment, je décidaus d'y chercher notre camp. Les premiers essais et coup d'oeils n'étaient pas très prometteurs. Le village est charmant mais déjà trop urbain.

Je fermais les yeux et pensais fortement à Aldo. Il m'avait toujours guidé sur le pèlerinage italien, lui! Nous avancions ainsi vers la sortie du village. Je m'aprêtais à quitter Rozerotte. Tant pis, on tiendra bon et on essaye dans le patelin suivant. Ou on campe carrément en rase campagne. C'est alors que je vis une maison avec, sur la fassade, l'image d'une chouette.
La chouette et le symbole qui nous lie, Aldo et moi. Là où elle se manifeste, Aldo n'est pas loin pour me dire quelque chose. Je pris donc la décision d'aller demander à cette porte.
Ce fut tout de suite oui. Et ainsi, Gamin et moi campions sur le terrain du maire de Rozerotte. En bonus, il y avait une douche et un bon souper. Un accueil chaleureux et convivial. Que du bonheur!






dimanche 22 juillet 2018

Jours trois, quatre, cinq et six

Réseau faible ou inexistant, fatigue – les raisons pour ne pas encore avoir mis à jour le blog sont sont nombreuses. Mais je travaille pourtant assidument sur les ilustrations pour le livret papier où, de toute manière, vous trouverez un récit plus détaillé. Ce blog n’étant qu’un résumé assez rudimentaire.

Comencons donc sans traîner avec jour 3. Ce fut une journée de repos que nous passions au camping du lac de Bouzey. Un jour pour se baigner au lac et pour dessiner. La météo changeante rendait le tout un peu aléatoire. Je pus tout de même aller nager. Pour Gamin, ces mini vacances avaient un aspect assez austère. Partout sur le site l’herbe était courte et sèche. Le pauvre ne trouva que peu de nourriture. Un problème qui resterait d’ailleurs d’actualité, aussi sur la suite du voyage.



Le soir, une troupe d’artistes musiciens préparait le spectacle qu’ils allaient donner : Le piano sur le lac. Il sagit en effet d’un véritable piano monté sur un radeau. A bord, une chanteuse et un autre musicien donnaient un concert flottant. Les spectateurs, installés sur la plage assistaient à une magnifique présentation. “Le Piano sur le lac” fait le tour des lacs et le spectacle  vaut vraiment le coup.



Jour 4 
En route pour Ghorey. Encore une journée avec un but fixe : un Gamping. Non,   ce n’est pas typo. C’est bien Gamping. Néologisme unissant les mots camping et Garden. C’est le camping chez l’habitant – en somme, ce que je fais presque toujours, mais ce coup ci avec réservation par avance. 
Au début nous nous baladons encore une fois le long du canal des Vosges. Ses eaux tranquiles nous accompagnent, alors que nous marchons sous la  chaleur estivale. Bientôt, nous entrerons en forêt. Enfin, un peu d’ombre. Oui, mais…ce sont aussi les sentiers forestiers qui sont le plus sujets à l’abandon et à l’inexistance. Que dire: belote. Le joli sentier IGN n’existe pas ou plus. Je fais demi tour et j’essaie un autre sentier de contournement que m’indique le GPS. Ça va pendant un moment, mais ça finit également dans les orties. Comme un chemin plus large n’est pas loin – selon le GPS toujours – je prends la décison de plonger dans les ronces, les aplatissant à violent coups de bâton de marche. La prochaine fois, j’emmenerai une machette, promis, parce que cette situation là, elle arrive pratiquement toujours. Un grand classique.



Nous sortons de la merde roncière et en effet, à partir de maintenant c’est un beau chemin jusqu’à Ghorey. 
La soirée en Gamping se passe très  bien. Notre hôte est attentif et gentil. Gamping : une formule à retenir. 

Jour 5

En sortant du terrain Gamping, Gamin traîne. Bon, au départ, il lui faut toujours un peu de temps pour se dérouiller. Donc on démarre doucement. Mais là, ça persiste. Je vérifie donc son chargement, son harnais et – aille !  Deux plaies au niveau de la sangle ventrière de devant. 
Les plaies de frottement sont un grand fléau dans la randonnée équestre. Gamin n’avait pas fait de plaies de sangle sur tout le trajet du pèlerinage Aldo  Moro, mais là, depuis le retour, il en fait pratiquement à chaque voyage qui dure plus de 2 jours.
Je désinfecte les plaies et je coince des mouchoirs sous la sangle. Ça ne suffira pas. Il faudra trouver une pharmacie pour se procurer de vraies compresses. 
Lors d’une pause, nous faisons la rencontre d’un jeune homme qui me propose d’aller chercher des compresses chez lui et ensuite me rattraper sur cette route même où il me les remettrait. C’est très gentil et très bienvenu.

Nous continuons donc la marche sur cette petite route champêtre. Une voiture nous double. Le mec au volant me regarde avec un air qui ne me dit rien qui vaille. Un peu plus loin, en forêt, après un lèger tournant, je vois la même voiture garée au bord des buissons. Le conducteur est sorti et s’est enfoncé dans la brousse. Je sais tout de suite que là, quelque chose est louche. Mais bon. Continuons notre marche come si de rien n’était. Nous nous approchons et voilà que le gars sort des buissons, fait des pas vers moi, ouvre son pantalon et – bon.  J’ai une vue que je n’ai pas sollicitée.

On m’expliquera à l’occasion ce que ce comportement débile peut apporter à celui qui s’abaisse à ça. Je passe et voilà. Un peu plus loin, je rencontre à  nouveau le jeune homme il m’apporte des compresses et des serviettes, de quoi à panser et à rembourrer l’espace entre Gamin et la sangle. Il m’apporte aussi de l’eau et des fruits frais.
Gamin  avance mieux maintenant. C’est sur un champ entre les Ableuvettes et Adompt que nous plantons la tente et passons la soirée.

samedi 14 juillet 2018

Départ: Demain!

Quel WeekEnd! 14 Juillet, coupe du monde.
Et Gamin et moi dans tout ça: En plein préparatifs pour notre prochain voyage qui démarre demain. Un petit Tour dans les Vosges, avec deux stations à noter:

* Thiélouze: Ce village qui a donné le nom à Riverboat Nr. 7 - j'ai hâte de le découvrir.
* Domrémy-la-Pucelle. eh oui. On ne peut pas habiter en Lorraine et à la longue, ne pas visiter ce lieu légendaire. Dire bonjour à Jeanne d'Arc. On va voir comment elle va s'entendre avec John et Aldo. car oui, eux aussi seront toujours avec moi, rendus visibles par les crayons et le papier.

Je me réjouis énormément. Seul bémol: On n'est pas au top de la forme, gamin et moi. Mon genou me fait des misères et Gamin a un pied avec un trop peu de de corne ce qui a fait qu'il n'a pas pu être ferré. Faudra donc de nouveau aller pieds nus. Bon, on passer par des chemins moins durs, mais quand même . J'espère que ça tiendra.

En route j'essaierai de tenir à jour ce blog, mais c'est bien entendu toujours une question de réseau.




samedi 12 mai 2018

Reprise de l'entraīnement

Aujourd'hui, Gamin et moi avions repris officiellement l'entraînement. L'enjeu consistait non seulement de tester notre forme, mais aussi le matériel revu et reparé. Tout s'est bien passé et si  nous sortons régulièrement dès maintenant, nous serons prêts pour la nouvelle petite aventure qui débutera le 30 juin.

Ce n'est pourtant pas facile de mobiliser les forces. Je traverse une des périodes les plus difficiles de ma vie, avec toute mon existence comme je lavais jusqu'à présent, mise en jeu. Je me concentre donc sur l'essentiel. Lutter, tenir, et me garder cette petite bulle d'évasion qui est Gamin.

samedi 14 octobre 2017

La Fin du voyage part 2

Le jour suivant nous menait au dessus du Col du singe jusqu'à La Forge, devant Le Tholy. Le temps était changeant avec parfois des petites pluies, mais en somme très agréable. Ni trop chaud, ni trop froid.


C'est sur le terrain d'une belle vielle ferme que Gamin et moi avions trouvé une place pour la nuitée. En montant la tente, j'ai du être très prudente pour ne pas abîmer les grands plants de potirons qui s'étalaient de partout. Comme dans mon jardin à moi, les citrouilles ont envahi nos terres, grâce un un été exceptionnellement fécond.
Le couple qui habite la ferme m'invita à souper avec eux. Nous passions une belle soirée conviviale avec un échange amical et approfondi.

Le jour d'après, nous poursuivions la route . Aujourd'hui il serait sans doute possible d'arriver jusqu'à Liézey. En effet, les chemins étaient beaux et dégagés, l'avancée se faisait comme sur des nuages.

Le Tholy

Malgré tout, je fatiguais vite. J'étais maintenant en route depuis un peu plus d'une semaine et déjà, l'épuisement se faisait nettement sentir. Il y avait une douloureuse évidence que je n'avais pas la même forme comme il y a deux ans, lors du grand périple italien.

Le paysage changeait. Le Tholy est un patelin soigné, touristique et bourré de résidences secondaires, de chalets et de villas. Ce n'est plus la Vôge, avec ses hameaux de maisons abrasées par le temps.



Au bout de quelques heures nous arrivions à Liézey. Ce village que j'étais curieuse de découvrir, puisque je m'étais porté candidate pour un séjour d'artistes. Seulement, je ne leur pouvais pas proposer de rester deux mois, mais juste quelques jours. Le thème de leur action ayant été "passé" je m'avais dit qu'une artiste-voyageuse "de passage" entrerait tout à fait dans l'esprit.
Eh ben non, candidature rejetée pour exactement cette raison.

En entrant dans Liézey, je crus tout de suite mieux comprendre pourquoi. Liézey n'est pas ce petit village bucolique que j'avais cru identifier sur google maps. Là aussi, des maisons bien faits, des villas, des points touristiques. Une auberge avec un rayon épicerie vendait des saucisses à 5 Euros la pièce et des canettes de soda à 3,00
Je commençais à avoir des doutes quand à la facilité avec laquelle j’allais trouver une place de camping.

Une dame en voiture s'arrêta. Elle se présentait comme étant Martine et me proposait d'aller camper sur son terrain qui se trouverait cependant à 3 kilomètres en dehors de Liézey. Gamin et moi nous nous mîmes en route, mais cela n'en finissait plus. Marche sans arrêt sur la départementale  - et surtout, marche dans la mauvaise direction. Je ne suis pas contre le fait de devoir faire des kilomètres supplémentaires, mais il faut que ce soit au moins grosso-modo sur la route.

Alors retour à Liézey. Martine revint et me proposa d'aller prospecter dans le village en quête de trouver un endroit où camper. Un bon nombre de tentatives fut vain et je commençais à me préparer intérieurement au fait qu'on devra peut être quitter Liézey pour aller voir ailleurs, quitte à dormir dans la forêt.
Mais finalement la chance nous souriait : Un monsieur nous accorda la permission de camper sur son pré.
Martine regarda les sabots de Gamin. Selon elle, ils étaient pas mal usés. Et c'était vrai. A vrai dire, j'étais quand même assez surprise. Car au départ, Les sabots avaient un gros surplus de corne. On était parti avec moins en Italie et tout de même, nous sommes arrivées jusqu'en Toscane, pieds nus..mais là...
Martine téléphona au maréchal ferrant qu'elle connaissait et celui-ci arriva aussitôt sur les Lieux.
Son verdict était aussi formel qu'accablant. "La corne est usée jusqu'à plat. Il va marcher sur les fourchettes et là, ce sera les bleus, les blessures et l'arrêt total. On ne peut plus ferrer non plus, il n'y a plus assez de substance.

Eh bien. Voilà que le voyage se terminait. Comme ça, d'un seul coup.
Il ne restait plus qu'à trouver un moyen de rapatriement. Je balançais émotionnellement entre la déception d'un côté et d'un certain soulagement de l'autre. Déçue, parce que j'aurai bien aimé continuer ce voyage magnifique, mais aussi soulagé, parce que, le froid était de plus en plus sévère la nuit et la haute montagne était encore devant nous. Ma santé n'était de loin pas aussi optimale que prévu.

Le lendemain matin, une dame d'un centre équestre arriva avec sa remorque. Le maréchal ferrant était lui aussi sur les lieux pour faire un petit parage sur les sabots de Gamin. Gratuitement. Encore une fois, la solidarité du monde équestre jouait.
Nous faisions monter Gamin dans le van et une petite heure plus tard, nous voici de retour à Harsault.

A suivre...









mercredi 16 août 2017

DF5 - L'équipe

C'est pour bientôt le départ. A la maison et au jardin, j'essaye de faire un maximum afin de laisser derrière moi les choses en ordre. Plus ou moins. J'ai peur que je n'y arriverai pas de toute façon. Cette sensation permanente de ne pas être à la hauteur des attentes, de ne pas pouvoir assumer mes devoirs, elle est particulièrement intense en ces jours. Il faut faire ci il faut faire ça et je ne voudrais décevoir personne.

En cours de route, je referais des dessins, comme jadis sur le pèlerinage Aldo Moro. Et il y aura de nouveau toute l'équipe ! Gamin et moi pour les têtes visibles et Aldo et JFK qui vont être les membres invisibles de l'équipage. Sur notre route vers les Pouilles on a été une équipe de choc et on ne change pas une équipe qui gagne !


Vous aimez le look rétro d'Aldo ?
Mes sentiments sont très contradictoires. D'un côté il y a ce besoin irrésistible de partir, de retrouver l'aventure. Et d'un autre côté il y a cette voix en moi qui se dit "Oh putain, va falloir de nouveau aller se casser la gueule sur un GR à la con. Je préférerais rester bien au chaud chez moi."
Mais bon, ce dilemme là, je le connais aussi.  Il se dissipera une fois qu'on est partis.


mercredi 29 mars 2017

Le réveil printanier


Ces jours ensoleillés pleins d’allégresse - quelle merveille. Les nuits de gel avec jusqu'à - 17 sont désormais bien loin. Tout fleurit, tout s'épanouit et le jardin appelle à la labeur.




Cette légèreté d'être à pour effet que je suis plus indulgente envers moi-même. Je me pardonne mieux le fait que je n'arrive pas à assumer la progression de tous mes projets aussi rapidement que prévu. Ma To-Do Liste reste souvent qu'à moitié accomplie.
Mais je pense aussi souvent à Aldo . La mélancolie ternit alors les lumières du printemps. Je compte les jours depuis le 16 mars, depuis "qu'il est prisonnier" et je compte combien il lui restent de jours jusqu'au  9 mai, jour de sa mort. Il y a encore tout le mois d'Avril à passer...
Des pensées noires inutiles. Même si il me paraît certain que ces semaines de calvaire ont laissé leur empreinte dans le temps, que s'est crée une pesanteur que l'on peut ressentir chaque année quand se renouvelle la période respective, j'entends aussi, tout au fond de moi, Aldo qui me dit qu'il n'est plus prisonnier. Qu'il vaut mieux savourer le printemps, ensemble. Avec lui, avec les autres, avec tous les âtres proches, qu'ils soient visibles ou invisibles.



Ce matin, je suis allée à l'étang des cailloux, avec Gamin. On a encore de l’entraînement à faire, avant d'être prêts pour "Deep Forest 5". Gamin maîtrise encore parfaitement son boulot d'âne de bât, mais tout comme moi; il doit se refaire les muscles, se libérer de la raideur de l'hiver.



L'étang lui, ne fait que se réveiller. Il y a encore très peu de végétation, mais une sorte de tension qui plane sur les eaux. 

dimanche 19 mars 2017

Des plans, des projets

Le printemps réveille les ambitions. Celle de planter le plus beau jardin de tous les temps, de réaliser encore plus d’idées et de projets artistiques et avec tout ça, l’envie de voyager. 
L’envol vers les Etats Unis en Juillet pour rejoindre Donna Barr au Clallam Bay Comicon est certainement le projet le plus notable.
Un mois avant, en Juin j’irai aussi au traditionnel Festicart’ à Enghien Les Bains. Une manifestation devenue un “must” même si les frais dépassent largement les gains. 

En automne (Octobre) je vais peut-être faire Arlon. Mais cela dépend de la situation financière.

Et Gamin dans tout ça ? Lui aussi, il voudrait reprendre la route, je le vois bien. Après notre retour du pèlerinage Aldo Moro dans les Pouilles, nous avons tous les deux savouré le repos, la vie sédentaire avec un toit en dur. Pendant très longtemps. Mais maintenant, peu à peu, l’appel du lointain se refait entendre.

On se dé-rouille de la raideur de l'hiver


Non, ce ne seront pas des milliers de kilomètres ni des mois, mais vous prendriez bien deux petites centaines de bornes?

Oui. Alors nous revoilà engagées dans l’entraînement pour un projet appelé “Deep Forest 5” qui démarrera mi-Août et qui nous mènera sur le GR 7, puis 5 en route vers l’Alsace. Destination : Le Mont St Odile. Je pense y arriver vers la mi-Septembre. Retour ensuite en remorque - là, il me faudra quelqu’un qui serait prêt à venir nous récupérer.



Je passerai donc mon anniversaire quelque part dans la montagne. Après tout ce n’est pas nouveau. Et je serais rentrée avant le 23 Septembre, jour de l’anniversaire d’Aldo qu’on passera au chaud à la maison.

Bref que des plans et des projets; Nous verrons les quels défieront les obstacles et les aléas de la vie. Car comme le disait JFK : “Tout est incertain et qui sait ce qui va être”, 

dimanche 11 décembre 2016

Gamin et moi au marché de noël à LES VOIVRES

Bon là, c'est *LE* cadeau de noël.

personnel, unique et pas cher!
Et en  exclusivité au Marché de noël aux Voivres, Samedi 17 septembre. : 
Offrez un abonnement à RIVERBOAT pour noël.  Vous le souscrivez directement au stand pour un ami ou un proche et vous aurez alors une des cartes abonnement *fait main* avec le nom du nouvel abonné et le votre! 
Tout ça avec une belle enveloppe, - prêt à mettre sus le sapin de noël. 
Bien entendu, vous n'aurez pas manqué de me laisser l'adresse postale du bénéficiaire. 
Et hop, le tour est joué ! La personne recevra les prochains 4 numéros, dédicacés avec petit dessin. Un cadeau qui dure tout un an, voire plus.ça coûte 16 Euros.
Le tout fait main, chez nous, dans les Vosges. Donc exactement dans l'esprit de ce marché de noël, qui est solidaire et écologique : Du fait main, de la récup, de l'artisanat!

En effet, ça promet, le marché de noël à Les Voivres!
Selon les rumeurs, dès à présent des exposants sont refusés, car le tout est complet. Donc Gamin et moi sommes heureux d'avoir pu nous réserver notre place à temps. Eh oui, je vais m'y rendre à pied et Gamin portera les bagages.
Qu'allez vous donc découvrir d'autre à notre stand ?
Bien entendu, le livre SENTIER SAUVAGE. Il me reste un tout petit stock. Donc si vous ne l'avez pas encore - dépêchez vous !
RIVERBOAT. Bien entendu, les Nr. 1, 2, 3. Le Nr. 1 commence à être rare lui aussi. Il me reste peut être 30 exemplaires.

Ensuite, autre petite exclusivité : Les capsules de champagne. Certains d'entre vous le savent, j'ai crée plusieurs séries de capsules collector. Cette année, le Club placomusophile de Nomexy a édité une capsule que j'ai dessiné en honneur de JFK, qui fêtera ses 100 ans  en 2017. La capsule est personnalisée au champagne "La fée d'Arlette" et sa présentation au marché de noël est une première absolue. la présentation officielle n'étant qu'au salon des collectionneurs de Nomexy en Janvier 2017.

La capsule est cotée 10 Euros dans le Lambert (Bible des collectionneurs de capsules) et je la cède à 5,50
Donc à ne rater sous aucun prétexte si vous avez quelqu'un qui collectionne les capsules de champagne. Et hop ! Encore un cadeau de noël de trouvé. 

Voilà - venez au marché de noël aux Voivres: Il y aura aussi Claire et ses lutins (et Ipono), Evelyne et son miel, Pascal et ses sculptures sur bois, j'en passe et des meilleurs  - bref toute notre clique de créatifs. 

mardi 1 novembre 2016

Samhain

Brume matinale , avec de temps à autre le soleil qui illumine les feuilles colorées des arbres - ce Samhain a tout ce qu'il faut!
Cette fête qui est devenue Halloween aux USA (et chez nous) est la plus importante dans le cercle annuel de la religion païenne celtique. état païenne éclectique, ce l'est pour moi aussi. Samhain commence le soir du 31 Octobre et dure jusqu'au crépuscule du 1 Novembre.



L'autel de la Maison

De l'encens est brûlé, on mange de la soupe de potiron et on peut aussi consulter les cartes qui en cette soirée, sont particulièrement significatives.

Samhain est la fête des êtres de l'Autre-Monde: Les ancêtres, les êtres chers défunts, les fées et les elfes peuvent, ainsi le dit la tradition, maintenant se manifester plus aisément, car les voiles qui séparent les mondes deviennent translucides.

Cela se traduit par des synchronicités plus fréquents, par des signes et - dans mon cas - par des rêves encore plus intensifs que d'habitude. L'effet ne se limite d'ailleurs pas aux 24 heures: Il peut être ressenti quelques jours avant et encore quelques jour après Samhain. 



J'ai profité de ce beau matin de Samhain pour aller ramasser des cônes de sapin avec Gamin. Comme tous les animaux, les ânes ont eux aussi une "connexion" permanent vers l'Autre-Monde. Pour eux, les voiles sont toujours translucides.
Et comme toujours, je sentais bien qu'Aldo nous accompagnait.

Quand j'étais enfant, ma mère me racontait que son grand-père l’emmenait en forêt pour aller ramasser les cônes, quand elle était petite. Je visualisais  l’image devant moi et depuis, je rêvais de pouvoir faire de même. Mais avec un animal de bât!
Ces balades sont donc à chaque fois un rêve d'enfance devenu réalité.

Tout plein!

C'est vraiment la saison: Des cônes partout! J'au rempli deux grands sacs et ajouté pas mal de petites branches qui feront de l'allume-feu.


Gamin attend pendant que je remplis les sacs


Les Sacoches bien pleines

Pour sortir du bosquet, Gamin doit se frayer le chemin à travers la brousse et les branches, puis sauter le petit fossé.  Pour un instant, revient tout le souvenir de notre périple. C'est sûr: On sait encore comment ça marche ! 
Le soleil se cache sur le chemin de retour. Le vent froid me souffle autour de la tête, j'ai un peu peur pour ma santé, Après tout, je suis en train de terminer un assez forte infection. C'est ma première journée sans fièvre ou très peu.


Mieux vaut rentrer


Le butin

Les cônes une fois secs, feront un très bon combustible pour le poêle. Ils donnent une bonne braise qui tient longtemps et en plus, dégagent un parfin merveilleux. Le parfin du rêve devenu vrai.

Bon Samhain à tous!

mercredi 20 juillet 2016

Voyage au coeur de soi

Voyage au cœur de soi - le titre de notre stage promet!



Mais avant, Claire Munier et moi, avions voulu tester le tout sur nous-même et nous nous sommes donc données rendez-vous avec Béa, une amie de longue date de Claire, pour se retrouver près de  la Yourte de l'association Coeur de Yourte, aux Voivres.

Le matin, je bâtais Gamin, qui visiblement était très content de repartir "pour de vrai". Depuis notre retour d'Italie on avait déjà  fait des balades en forêt pour ramasser du bois et sommes même allé jusqu'à Bains-les-Bains pour faire des courses à l'Ecomarché. Mais ce coup ci, ce serait une vraie excursion, sans retour le même jour. On passerait deux nuits aux Voivres.

Gamin marchait comme sur des nuages, comme quoi, nous sommes arrivées aux Voivres en en rien de temps !

Une petite pause près de La Forge de Thunimont




Après la nuit passée dans la yourte nous partîmes sur les sentiers forestiers. Une ancienne carrière habitée par bien des esprits différents nous donna la chair de poule ! Un sanctuaire de la nature que l'homme a blessée mais qui a gardé toute sa force.




Ensuite nous nous rendions vers le marécage, attirées par sa beauté envoûtante. mais comme toujours, quand on suit le chant des sirènes ou des ondines, on risque de s'égarer.

Gamin fit un mauvais pas sur la passerelle de bois - et tomba dans le marécage. Un instant d'angoisse et de peur mais aussi de défi. Ensemble, nous arrivions à encourager l'âne à s'en sortir. Ce fut la grande émotion du jour.

Après, le ciel nous baigna d'une averse copieuse. Nous avancions au fond d'un ravin ou encore, un espace dense d'atmosphère et d'esprit nous accueila.

Le retour se fit sous une pluie battante.

Arrivées à la Yourte, nous mettions le feu au poêle et suspendions nos habits trempées. Déjà que ça allait mieux!
Bien au chaud, remplie d'émotions, de pensées et l'âme comme une mer en furie, nous nous mettions à dessiner.

Ensuite, nous interprétions nos oeuvres. A chaque regard, ils dévoilaient un autre aspect, une autre pensée. Mes pensées qui suivent ne sont donc que les pensées du moment et ne revendiquent aucune validité permanente ou définitive.




Claire revit la leçon que nous a donné le marécage. Les mains qui s'entre-aident, la pluie et les esprits de l'eau.



Béa, fortement touchée par la carrière illustre le passage. Des racines au ciel...


Quand à mi, j'avais les émotions en tornade avec des anciennes blessures qui émergeaient et en même temps l'aide de Claire et de Béa pour apaiser la douleur.



La pluie battait sur le toit de la Yourte, notre monde entier était placé sous le règne  l’élément de l'eau. (Qui lui règne l'émotion)

Le lendemain matin Gamin et moi repartîmes pour Harsault.

Une expérience très forte et  marquante. Une expérience qui continue à faire son oeuvre en nous. Une oeuvre bénéfique.

Nous sommes prêtes à vous faire partager cette expérience. Donc rendez-vous pour le stage du 20 Août pour votre voyage au cœur de vous-même.




dimanche 10 avril 2016

Il faut se grouiller!

Eh oui!

Je voudrais avoir Riverboat Nr. 2 "la voix du siècle" prêt pour le salon du livre à Xertigny , qui se déroulera les 29.30 Avril et 1 Mai.

Il me reste une page et demi à faire. Ouf!
A l’origine je voyais Riverboat comme un projet de sérénité, qui se réalisera au fur et à mesure, sans contrainte de temps ou autre. Mais je vois qu'il n'est pas totalement évitable que se crée une pression.


Toujours est-il que Riverboat est une création qui me donne une grande satisfaction et le plaisir d'une créativité débridée.Il y a JFK, il y a Aldo Moro - et puis il y a ce monde sans limite aucune ou tout est possible. Riverboat rend visible le contenu de mes rêves. parfois très anciens, des rêves que j'ai fait il y a dix ans et plus.

Côté jardin, ça avance ! Il y a encore énormément à faire, mais cela commence peu à peu à prendre de l'allure. 



La terre a été labourée et hersée, maintenant, on aménage les lits. Au premier plan, Quincy, le cognassier.


Les buissons petits fruits, comme ici un framboisier, s'épanouissent.



Et en amont du potager, le parc de Gamin.

vendredi 25 mars 2016

La paix de la nature.

Il y a des jours déjà que je voudrais faire des photos de mon jardin, montrer les premiers pas qui ont été fait: Quincy, le cognassier qui a été planté. Ou Pruna, le prunier.
Et tous les groseillers et framboisiers. Les premières petites salades.

Avant même que je ne puisse prendre les clichées, voilà qu'éclatent les bombes à Bruxelles.  Mon petit paradis est réduit à l'insignifiant devant la tragédie.

Je reste comme médusé.

Aldo et Noretta, les deux figuiers se plaisent bien dans les pots devant la maison. De même Giulia et Fabrizio, les deux grenadiers.

J'ai de plus en plus le besoin de sentir la paix de ces êtres. Les plantes et les animaux ne savent rien du terrorisme, de la haine, de toute cette démence.


Aujourd'hui on a ramené deux nouveaux membres de notre famille : Tick et Track, les deux poules.


Benni qui a réussi d'obtenir la permission de sortir une fois par jour, dans l'écurie:


Et Gamin, que j'ai rentré plus tôt, à cause de la pluie.