Vous avez déjà un rendez-vous le samedi 15 octobre, à 17h00 ?
Annulez-le. parce que on vous attend à la médiathèque du Val Vôge à Bains-les-Bains pour la première officielle et mondiale de SENTIER SAUVAGE.
La soirée commencera avec une petite introduction de Madame Andrée Gornet, maire de Harsault. Ensuite je lirai à haute vois deux chapitres du livre en question.
Après sera servi le pot d'amitié et vous aurez l'occasion de vous faire dédicacer en direct le livre.
Ceux d'entre vous qui l'auront déjà en ce moment, - venez quand-même! Je me réjouis de vous retrouver tous! parlez en autour de vous ! emmenez vos amis et la famille!
lundi 26 septembre 2016
jeudi 22 septembre 2016
Autant en apporte le vent d'automne
Après quelques dernirs jours de canicule, voici que l'automne nous arrive, avec ses airs frais et son soleil doux qui plonge le paysage dans une lumière dorée.
Rentrez vos récoltes, les potirons et la vigne!
La saison de la moissons apporte également le fruit final d'une longue labeur! Eh oui, le livre SENTIER SAUVAGE, le récit du pèlerinage Aldo Moro est paru!
Voici le book trailer:
206 pages, mais encore...
Je n'ai pu raconter qu'une partie de l'aventure. Raconter *vraiment* tout aurait demandé trois fois plus de pages. Néanmoins , c'est déjà un beau résumé que vous prendrez certes du plaisir à lire et relire.
Le livre peut être commandé ici :
SENTIER SAUVAGE
Rentrez vos récoltes, les potirons et la vigne!
La saison de la moissons apporte également le fruit final d'une longue labeur! Eh oui, le livre SENTIER SAUVAGE, le récit du pèlerinage Aldo Moro est paru!
Voici le book trailer:
206 pages, mais encore...
Je n'ai pu raconter qu'une partie de l'aventure. Raconter *vraiment* tout aurait demandé trois fois plus de pages. Néanmoins , c'est déjà un beau résumé que vous prendrez certes du plaisir à lire et relire.
Le livre peut être commandé ici :
SENTIER SAUVAGE
samedi 3 septembre 2016
Qui sème la merde...
Voici ce qu’on m’avait remis à Maglie:
La fin de mon pèlerinage le 15 Novembre eut en effet eu lieu deux jours seulement après les attentats de Paris. Mon “jour de gloire” fut sous l’ombre d’une grande tragédie.
Mais la vague de compassion de la part des Italiens était bouleversante. Ce petit cœur crocheté dans les couleurs françaises était un de leurs innombrables message de soutien. Je l’ai encore avec moi, je le prends en main et je sens toute la chaleur de ce jour là.
Si dans les lointaines Pouilles ont pleure sincèrement les victimes de Paris, me suis-je dit, il y a espoir dans ce monde de plus en plus froid.
Entre temps, le malheur a frappé l’Italie sous forme de ce terrible séisme. J’aurais espéré que le même message de solidarité et de condoléance qu’on m’avait jadis offert, retrouve maintenant au sens inverse, le chemin vers l’Italie.
Mais non. A la place de ça, il y a ce dessin dans Charlie Hebdo.Une grosse claque haineuse en plein dans la figure.
Je ne reproduirai pas le dessin en question ici. Mon blog a des impératifs de qualité minimum.
Vous pouvez aller le googler. En résumé, il représente un couple italien plein de sang et de blessures, ainsi qu’un tas de corps sous les décombrs et i l y est marqué: “lasagne, Penne tomate etc. Déshumanisation en faisant des victimes des plats italiens.
Depuis, je me tue à expliquer à mes amis italiens que ce n’est pas “la France” qui dit ça. Qu’un grand nombre de Français trouve ça aussi dégueulasse que moi.
Beaucoup comprennent, d’autre moins et certains se sont pris de haine et de colère envers tous les français.
Et toujours la même question désespérée : “Pourquoi ? Pourquoi vous faites ça ? Nous avons pleuré avec vous lors de vos heures de douleur et vous nous retournez ça?”
Et je n’ai pas d’explication.
La satire, c’est s’en prendre aux forts, c’est l’irrespect du pouvoir, des institutions. C’est la critique d’une chose, d’une idée, d’un mouvement critiquable.
Mais, putain de bordel, qu'il y-t-il à critiquer chez des gens qui ne vous ont jamais fait le moindre mal, des gens comme toi et moi qui ont été écrasés entre les murs de leurs maisons ?
“la satire peut tout faire” m’a-t-on dit. La satire, oui. Mais là, ce n’est pas la satire. C’est du cynisme, c’est de la méchanceté.
Mais parlons-en des excuses. Faisons la liste des plus entendus:
La soi disante hypocrisie :
*Tiens, avant, vous étiez tous Charlie et plus maintenant?
Plait-il? Je ne savais pas qu’en disant "je suis Charlie" en janvier 2015 on signait un engagement comme quoi on ne critiquerait plus le journal pour au moins 100 ans.
Pour mémoire: “Je Suis Charlie” voulait dire: Je suis pour la liberté d’expression *même* si ce qui est exprimé c’est pourri comme c’est pas possible. JeSuisCharlie voulait dire: “Je ne suis pas d’accord qu’on assassine des personnes parce que’on aime pas ce qu’ils dessinent.” ça voulait aussi dire:" Je ne veux pas que des dessinateurs soient contraints à s’autocensurer, parce qu’il y a des menaces de mort ou parce que des arriérés brûlent des ambassades au moyen orient."
JeSuisCharlie ne veut PAS dire qu’on est obligé d’aimer ce qu’ils font.
* Ah, parce que offenser les musulmans c’est ok et les italiens pas ?
Une religion revendique de la visibilité et de l’influence sur notre vie quotidienne - il est normal qu’il y ait un retour sur ces revendications. Comme quoi se moquer d’une religion et de ses contenus fait partie du débat dans une société.
Les victimes du tremblement de terre n’entrent en rien dans cette catégorie. Des gens comme vous et moi qui n’ont rien demandé et qu’on piétine dans leur malheur.
Les thèses égoïstes
* Si t’aimes pas, t’achètes pas, tu lis pas.
Vous rigolez ? Coucou, c’est le 21 ème siècle qui parle !
Pas besoin d’acheter Charlie à l’ère de facebook et autres réseaux sociaux pour être confrontées avec ses dérives. Qu’on le veuille ou non. D’ailleurs le maire et la population de Amatrice ont été au courant seulement quelques heures après la publication. Comme quoi, on confronte des gens qui sont en deuil, assis dans des tentes à côté des ruines de leur vie avec ce dessin abject.
* Moi j’ai trouvé marrant.
Oh je sais qu’il y en a qui trouvent ça rigolo. Il y en a aussi qui se poilent à la vue des photos des chambres à gaz ou pour les quels une vidéo de décapitation signée Daesh, c’est la grosse rigolade.
Je sais que je quitte l’objectivité là, je le fais en toute conscience:
Franchement, si ça vous fait rire, il y a quelque chose qui tourne pas rond dans votre tête. Allez voir un psy, mais ne demandez pas à ce que votre perception malade soit vu comme un argument valide.
Je ne vous cache pas que ça me fait chier à un niveau stratosphérique qu’un dessin bâclé, niveau fanzine photocopié des années 1980 a été mis dans une position où il a pu créer un impact de souffrance aussi important.
Et je sais bien que c’est pas Charlie qui va s’excuser. Il vont poster un “le dessin satirique expliqué aux cons”. Encore un. Si au moins ils le nomeraient “expliqué par des cons” ce coup-ci.
Ne nous y trompons pas: L’amitié franco-italienne a pris un sacré coup. Il faudra du temps pour réparer ça, pour soigner les plaies. Je suis effarée et je ne peux, pour le moment, que m’excuser en tant que résidente française et “fumettista”.
La fin de mon pèlerinage le 15 Novembre eut en effet eu lieu deux jours seulement après les attentats de Paris. Mon “jour de gloire” fut sous l’ombre d’une grande tragédie.
Mais la vague de compassion de la part des Italiens était bouleversante. Ce petit cœur crocheté dans les couleurs françaises était un de leurs innombrables message de soutien. Je l’ai encore avec moi, je le prends en main et je sens toute la chaleur de ce jour là.
Si dans les lointaines Pouilles ont pleure sincèrement les victimes de Paris, me suis-je dit, il y a espoir dans ce monde de plus en plus froid.
Entre temps, le malheur a frappé l’Italie sous forme de ce terrible séisme. J’aurais espéré que le même message de solidarité et de condoléance qu’on m’avait jadis offert, retrouve maintenant au sens inverse, le chemin vers l’Italie.
Mais non. A la place de ça, il y a ce dessin dans Charlie Hebdo.Une grosse claque haineuse en plein dans la figure.
Je ne reproduirai pas le dessin en question ici. Mon blog a des impératifs de qualité minimum.
Vous pouvez aller le googler. En résumé, il représente un couple italien plein de sang et de blessures, ainsi qu’un tas de corps sous les décombrs et i l y est marqué: “lasagne, Penne tomate etc. Déshumanisation en faisant des victimes des plats italiens.
Depuis, je me tue à expliquer à mes amis italiens que ce n’est pas “la France” qui dit ça. Qu’un grand nombre de Français trouve ça aussi dégueulasse que moi.
Beaucoup comprennent, d’autre moins et certains se sont pris de haine et de colère envers tous les français.
Et toujours la même question désespérée : “Pourquoi ? Pourquoi vous faites ça ? Nous avons pleuré avec vous lors de vos heures de douleur et vous nous retournez ça?”
Et je n’ai pas d’explication.
La satire, c’est s’en prendre aux forts, c’est l’irrespect du pouvoir, des institutions. C’est la critique d’une chose, d’une idée, d’un mouvement critiquable.
Mais, putain de bordel, qu'il y-t-il à critiquer chez des gens qui ne vous ont jamais fait le moindre mal, des gens comme toi et moi qui ont été écrasés entre les murs de leurs maisons ?
“la satire peut tout faire” m’a-t-on dit. La satire, oui. Mais là, ce n’est pas la satire. C’est du cynisme, c’est de la méchanceté.
Mais parlons-en des excuses. Faisons la liste des plus entendus:
La soi disante hypocrisie :
*Tiens, avant, vous étiez tous Charlie et plus maintenant?
Plait-il? Je ne savais pas qu’en disant "je suis Charlie" en janvier 2015 on signait un engagement comme quoi on ne critiquerait plus le journal pour au moins 100 ans.
Pour mémoire: “Je Suis Charlie” voulait dire: Je suis pour la liberté d’expression *même* si ce qui est exprimé c’est pourri comme c’est pas possible. JeSuisCharlie voulait dire: “Je ne suis pas d’accord qu’on assassine des personnes parce que’on aime pas ce qu’ils dessinent.” ça voulait aussi dire:" Je ne veux pas que des dessinateurs soient contraints à s’autocensurer, parce qu’il y a des menaces de mort ou parce que des arriérés brûlent des ambassades au moyen orient."
JeSuisCharlie ne veut PAS dire qu’on est obligé d’aimer ce qu’ils font.
* Ah, parce que offenser les musulmans c’est ok et les italiens pas ?
Une religion revendique de la visibilité et de l’influence sur notre vie quotidienne - il est normal qu’il y ait un retour sur ces revendications. Comme quoi se moquer d’une religion et de ses contenus fait partie du débat dans une société.
Les victimes du tremblement de terre n’entrent en rien dans cette catégorie. Des gens comme vous et moi qui n’ont rien demandé et qu’on piétine dans leur malheur.
Les thèses égoïstes
* Si t’aimes pas, t’achètes pas, tu lis pas.
Vous rigolez ? Coucou, c’est le 21 ème siècle qui parle !
Pas besoin d’acheter Charlie à l’ère de facebook et autres réseaux sociaux pour être confrontées avec ses dérives. Qu’on le veuille ou non. D’ailleurs le maire et la population de Amatrice ont été au courant seulement quelques heures après la publication. Comme quoi, on confronte des gens qui sont en deuil, assis dans des tentes à côté des ruines de leur vie avec ce dessin abject.
* Moi j’ai trouvé marrant.
Oh je sais qu’il y en a qui trouvent ça rigolo. Il y en a aussi qui se poilent à la vue des photos des chambres à gaz ou pour les quels une vidéo de décapitation signée Daesh, c’est la grosse rigolade.
Je sais que je quitte l’objectivité là, je le fais en toute conscience:
Franchement, si ça vous fait rire, il y a quelque chose qui tourne pas rond dans votre tête. Allez voir un psy, mais ne demandez pas à ce que votre perception malade soit vu comme un argument valide.
Je ne vous cache pas que ça me fait chier à un niveau stratosphérique qu’un dessin bâclé, niveau fanzine photocopié des années 1980 a été mis dans une position où il a pu créer un impact de souffrance aussi important.
Et je sais bien que c’est pas Charlie qui va s’excuser. Il vont poster un “le dessin satirique expliqué aux cons”. Encore un. Si au moins ils le nomeraient “expliqué par des cons” ce coup-ci.
Ne nous y trompons pas: L’amitié franco-italienne a pris un sacré coup. Il faudra du temps pour réparer ça, pour soigner les plaies. Je suis effarée et je ne peux, pour le moment, que m’excuser en tant que résidente française et “fumettista”.
lundi 8 août 2016
La figue
En cette saison , il y a une année, je dégustais les figues mûres cueillies directement des arbres. En Italie.
En honneur de ce souvenir, je voulais absolument avoir des figuiers...chez moi.
Au début de l'année j'ai donc commandé deux figuiers chez Graines Baumaux, tout en prenant soin de choisir une variété adaptée pour le nord de la France. J'ai aussi pris deux Grenadiers, également en hommage aux grenadiers apuliens.
Je donne des noms à tous les arbres. Ces quatre "italiens" ont donc été baptisées Aldo et Noretta pour les deux figuiers et Fabrizio et Giulia pour les deux grenadiers.
Reste la problématique du climat vosgien. J'ai donc préféré de les planter d'abord dans des pots, afin de pouvoir les rentrer en cas de gel vraiment sévère.
D'ailleurs, Noretta a fait la gueule pendant un certain temps parce que je l'avais mise dehors en premier. Elle avait quelques nuits de gel assez incommodes à supporter pendant qu'Aldo était encore à l'abri à l'intérieur de la maison.
Elle avait donc longtemps du retard sur lui. Mais en cours de l'été, elle l'a rattrapé.
je ne m'attendais pas à avoir une récolte cette année, la première année. Et même plus tard... On dit que les figuiers au nord produisent des fruits, mais souvent, ceux-ci ne mûrissent pas, faute de chaleur suffisante. Tant pis, j'accepte ça. L'important c'est qu'ils soient là, qu'ils embellissent ma demeure.
Aldo avait fait une petite figue. Une. Pendant tout l'été ce fruit a grossi et il y a quelques jours, je constatais qu'il avait la couleur et la consistance d'une figue mûre..
Je l'ai donc cueilli - et surprise! Elle était succulente.
Petit cadeau tendre d'Aldo, Aldo le figuier et Aldo l'âme bien aimée. Aldo Moro qui adorait se balader entre les figuiers, les cueillant et les mangeant en famille et entre amis.
La nature immortelle nous aider a nouer et à garder les liens.
Et puis, il y a JUNA et les autres buissons de courgettes. Après ce jour maudit quand la grêle les a hachés, Ils se sont resaisis. Juna me gave de courgettes !
Lentement, ses feuilles deviennent un peu pâles. Elle est fatiguée. Elle va encore passer les nuits sous les étoiles filantes, assister à la fin de l'été et puis quand ses feuilles se faneront pour de bon , elle ira au repos, redevenir terre.
Je crois sincèrement que son esprit restera dans le jardin. ,Qu'il se réveillera le printemps prochain pour apporter sa force et sa vitalité à une nouvelle génération de plantes.
En honneur de ce souvenir, je voulais absolument avoir des figuiers...chez moi.
Au début de l'année j'ai donc commandé deux figuiers chez Graines Baumaux, tout en prenant soin de choisir une variété adaptée pour le nord de la France. J'ai aussi pris deux Grenadiers, également en hommage aux grenadiers apuliens.
Je donne des noms à tous les arbres. Ces quatre "italiens" ont donc été baptisées Aldo et Noretta pour les deux figuiers et Fabrizio et Giulia pour les deux grenadiers.
Aldo et Noretta
D'ailleurs, Noretta a fait la gueule pendant un certain temps parce que je l'avais mise dehors en premier. Elle avait quelques nuits de gel assez incommodes à supporter pendant qu'Aldo était encore à l'abri à l'intérieur de la maison.
Elle avait donc longtemps du retard sur lui. Mais en cours de l'été, elle l'a rattrapé.
je ne m'attendais pas à avoir une récolte cette année, la première année. Et même plus tard... On dit que les figuiers au nord produisent des fruits, mais souvent, ceux-ci ne mûrissent pas, faute de chaleur suffisante. Tant pis, j'accepte ça. L'important c'est qu'ils soient là, qu'ils embellissent ma demeure.
Aldo avait fait une petite figue. Une. Pendant tout l'été ce fruit a grossi et il y a quelques jours, je constatais qu'il avait la couleur et la consistance d'une figue mûre..
Je l'ai donc cueilli - et surprise! Elle était succulente.
Petit cadeau tendre d'Aldo, Aldo le figuier et Aldo l'âme bien aimée. Aldo Moro qui adorait se balader entre les figuiers, les cueillant et les mangeant en famille et entre amis.
La nature immortelle nous aider a nouer et à garder les liens.
Et puis, il y a JUNA et les autres buissons de courgettes. Après ce jour maudit quand la grêle les a hachés, Ils se sont resaisis. Juna me gave de courgettes !
Lentement, ses feuilles deviennent un peu pâles. Elle est fatiguée. Elle va encore passer les nuits sous les étoiles filantes, assister à la fin de l'été et puis quand ses feuilles se faneront pour de bon , elle ira au repos, redevenir terre.
Je crois sincèrement que son esprit restera dans le jardin. ,Qu'il se réveillera le printemps prochain pour apporter sa force et sa vitalité à une nouvelle génération de plantes.
samedi 23 juillet 2016
Le temps des nuages
Nice, Würzburg (où habite une amie très, très proche) et maintenant Munich.
Tous petits, nous autres qui ne demandons qu'à vivre, à aimer et à être créatifs on se cherche une petite place dans ce monde désormais dominé par la violence.
En haut du jardin, le "Giardino di Aldo", bien qu'encore qu'à ses débuts, a pris forme, lui aussi:
SENTIER SAUVAGE - le carnet de voyage du pèlerinage verra le jour !
En effet, la collecte sur Ulule qui dure encore pendant 5 jours a abouti ! un très grand MERCI à vous tous!
Et puis il aura ça, demain dimanche :
Aucune trace de mon intervention prévue. On y découvre juste le point 11h30 "lecture publique". Qui lira de quel titre? Un ou plusieurs auteurs en "pochette surprise" - dans l'anonymat total.
Ce qui est sûr, c'est que je n'en ferai pas partie.
Comme quoi demain, j'irai travailler au Giardino di Aldo et arracher quelques herbes au potager. Ensuite, c'est dessin: Il y a Riverboat Nr. 3 qui doit avancer!
Tous petits, nous autres qui ne demandons qu'à vivre, à aimer et à être créatifs on se cherche une petite place dans ce monde désormais dominé par la violence.
Le jardin pousse. Juna et les autres plantes se sont remises de l'attaque de grêle il y a un mois. Je récolte des courgettes et des pâtissons à gogo. Merveilleuse leçon de la nature qui nous enseigne qu'il faut toujours se relever.
En haut du jardin, le "Giardino di Aldo", bien qu'encore qu'à ses débuts, a pris forme, lui aussi:
Il Giardino di Aldo
Le jardin d'Aldo émerveille déjà maintenant les promeneurs qui passent à ses côtés sur le sentier champêtre et cela me fait un grand plaisir. Je voudrais que ces quelques mètres carrés deviennent un petit sanctuaire où habite en permanence un peu de ce grand et doux amour qui m'a accompagné tout au long du pèlerinage. Un endroit où on devine le sourire d'Aldo et où, en pensée, on fait une petite caresse sur sa main.
SENTIER SAUVAGE - le carnet de voyage du pèlerinage verra le jour !
En effet, la collecte sur Ulule qui dure encore pendant 5 jours a abouti ! un très grand MERCI à vous tous!
Alors comment les choses vont-elles continuer ? Je suis en train de créer la maquette de SENTIER SAUVAGE. Le texte est soumis à une deuxième relecture auprès de tiers compétents et m'est retourné bout par bout. Ces bouts sont incorpores dans la maquette.
C'est un travail très minutieux,car maintenant il ne faut plus faire d'erreur.
Une fois la maquette prête, (un PDF) celle-ci est envoyé à l'imprimeur.
Je pense que le livre fini sera disponible vers la mi-fin Septembre. La première officielle sera en octobre. Ceux d'entre vous qui auront le livre avec leur contrepartie, seront servis en priorité absolue, c'est à dire dès sa sortie d'imprimerie.
Je vous tiendrai au courant.
Et puis il aura ça, demain dimanche :
J'y fus invitée à l'origine et on avait convenu que je fasse une lecture en avant première d'un ou deux chapitres de SENTIER SAUVAGE. A la demande, j'ai aussi envoyé des visuels de mon travail pour la com.
Com, qui apparament, ne s'est jamais faite. Je n'ai reçu aucun flyer à diffuser. Plus tard, je découvre le visuel ci haut sur le Blog des Voivres de Bernard.
Aucune trace de mon intervention prévue. On y découvre juste le point 11h30 "lecture publique". Qui lira de quel titre? Un ou plusieurs auteurs en "pochette surprise" - dans l'anonymat total.
Ce qui est sûr, c'est que je n'en ferai pas partie.
Il y avait un temps ou certes, j'aurai participé dans ces conditions là. Mais le pèlerinage m'a donné conscience que je vaux plus que ça.
Comme quoi demain, j'irai travailler au Giardino di Aldo et arracher quelques herbes au potager. Ensuite, c'est dessin: Il y a Riverboat Nr. 3 qui doit avancer!
mercredi 20 juillet 2016
Voyage au coeur de soi
Voyage au cœur de soi - le titre de notre stage promet!
Mais avant, Claire Munier et moi, avions voulu tester le tout sur nous-même et nous nous sommes donc données rendez-vous avec Béa, une amie de longue date de Claire, pour se retrouver près de la Yourte de l'association Coeur de Yourte, aux Voivres.
Le matin, je bâtais Gamin, qui visiblement était très content de repartir "pour de vrai". Depuis notre retour d'Italie on avait déjà fait des balades en forêt pour ramasser du bois et sommes même allé jusqu'à Bains-les-Bains pour faire des courses à l'Ecomarché. Mais ce coup ci, ce serait une vraie excursion, sans retour le même jour. On passerait deux nuits aux Voivres.
Gamin marchait comme sur des nuages, comme quoi, nous sommes arrivées aux Voivres en en rien de temps !
Une petite pause près de La Forge de Thunimont
Après la nuit passée dans la yourte nous partîmes sur les sentiers forestiers. Une ancienne carrière habitée par bien des esprits différents nous donna la chair de poule ! Un sanctuaire de la nature que l'homme a blessée mais qui a gardé toute sa force.
Ensuite nous nous rendions vers le marécage, attirées par sa beauté envoûtante. mais comme toujours, quand on suit le chant des sirènes ou des ondines, on risque de s'égarer.
Gamin fit un mauvais pas sur la passerelle de bois - et tomba dans le marécage. Un instant d'angoisse et de peur mais aussi de défi. Ensemble, nous arrivions à encourager l'âne à s'en sortir. Ce fut la grande émotion du jour.
Après, le ciel nous baigna d'une averse copieuse. Nous avancions au fond d'un ravin ou encore, un espace dense d'atmosphère et d'esprit nous accueila.
Le retour se fit sous une pluie battante.
Arrivées à la Yourte, nous mettions le feu au poêle et suspendions nos habits trempées. Déjà que ça allait mieux!
Bien au chaud, remplie d'émotions, de pensées et l'âme comme une mer en furie, nous nous mettions à dessiner.
Ensuite, nous interprétions nos oeuvres. A chaque regard, ils dévoilaient un autre aspect, une autre pensée. Mes pensées qui suivent ne sont donc que les pensées du moment et ne revendiquent aucune validité permanente ou définitive.
Claire revit la leçon que nous a donné le marécage. Les mains qui s'entre-aident, la pluie et les esprits de l'eau.
Béa, fortement touchée par la carrière illustre le passage. Des racines au ciel...
Quand à mi, j'avais les émotions en tornade avec des anciennes blessures qui émergeaient et en même temps l'aide de Claire et de Béa pour apaiser la douleur.
La pluie battait sur le toit de la Yourte, notre monde entier était placé sous le règne l’élément de l'eau. (Qui lui règne l'émotion)
Le lendemain matin Gamin et moi repartîmes pour Harsault.
Une expérience très forte et marquante. Une expérience qui continue à faire son oeuvre en nous. Une oeuvre bénéfique.
Nous sommes prêtes à vous faire partager cette expérience. Donc rendez-vous pour le stage du 20 Août pour votre voyage au cœur de vous-même.
Mais avant, Claire Munier et moi, avions voulu tester le tout sur nous-même et nous nous sommes donc données rendez-vous avec Béa, une amie de longue date de Claire, pour se retrouver près de la Yourte de l'association Coeur de Yourte, aux Voivres.
Le matin, je bâtais Gamin, qui visiblement était très content de repartir "pour de vrai". Depuis notre retour d'Italie on avait déjà fait des balades en forêt pour ramasser du bois et sommes même allé jusqu'à Bains-les-Bains pour faire des courses à l'Ecomarché. Mais ce coup ci, ce serait une vraie excursion, sans retour le même jour. On passerait deux nuits aux Voivres.
Gamin marchait comme sur des nuages, comme quoi, nous sommes arrivées aux Voivres en en rien de temps !
Une petite pause près de La Forge de Thunimont
Après la nuit passée dans la yourte nous partîmes sur les sentiers forestiers. Une ancienne carrière habitée par bien des esprits différents nous donna la chair de poule ! Un sanctuaire de la nature que l'homme a blessée mais qui a gardé toute sa force.
Ensuite nous nous rendions vers le marécage, attirées par sa beauté envoûtante. mais comme toujours, quand on suit le chant des sirènes ou des ondines, on risque de s'égarer.
Gamin fit un mauvais pas sur la passerelle de bois - et tomba dans le marécage. Un instant d'angoisse et de peur mais aussi de défi. Ensemble, nous arrivions à encourager l'âne à s'en sortir. Ce fut la grande émotion du jour.
Après, le ciel nous baigna d'une averse copieuse. Nous avancions au fond d'un ravin ou encore, un espace dense d'atmosphère et d'esprit nous accueila.
Le retour se fit sous une pluie battante.
Arrivées à la Yourte, nous mettions le feu au poêle et suspendions nos habits trempées. Déjà que ça allait mieux!
Bien au chaud, remplie d'émotions, de pensées et l'âme comme une mer en furie, nous nous mettions à dessiner.
Ensuite, nous interprétions nos oeuvres. A chaque regard, ils dévoilaient un autre aspect, une autre pensée. Mes pensées qui suivent ne sont donc que les pensées du moment et ne revendiquent aucune validité permanente ou définitive.
Claire revit la leçon que nous a donné le marécage. Les mains qui s'entre-aident, la pluie et les esprits de l'eau.
Béa, fortement touchée par la carrière illustre le passage. Des racines au ciel...
Quand à mi, j'avais les émotions en tornade avec des anciennes blessures qui émergeaient et en même temps l'aide de Claire et de Béa pour apaiser la douleur.
La pluie battait sur le toit de la Yourte, notre monde entier était placé sous le règne l’élément de l'eau. (Qui lui règne l'émotion)
Le lendemain matin Gamin et moi repartîmes pour Harsault.
Une expérience très forte et marquante. Une expérience qui continue à faire son oeuvre en nous. Une oeuvre bénéfique.
Nous sommes prêtes à vous faire partager cette expérience. Donc rendez-vous pour le stage du 20 Août pour votre voyage au cœur de vous-même.
lundi 27 juin 2016
SENTIER SAUVAGE
Il y a une année, exactement, je traversais encore la Ligurie avec Gamin. La grande Canicule arriva et je me souviens comment c'était dur : Non seulement pour trouver la place pour camper mais aussi pour trouver - sur cette place même une zone ombragée. Sous le soleil et dans la tente on était tout simplement cuit. Je fixais la couverture de survie avec des pinces à linge sur la tente, la face anti-chaleur vers l’extérieur. ça fonctionnait assez bien. Mais la couverture n'était pas assez grande et au bout de deux semaines d'usage intensif, partait en lambeaux.
Aujourd'hui, un an plus tard, j'ai tout, sauf trop chaud. Je viens d'ailleurs de faire le feu au poêle. Je repense à tout le vécu, à cette couverture de survie... Ce détail ne se trouve même pas dans le récit du voyage que je viens de terminer, il y a quelques semaines. Si j'avais voulu TOUT raconter, l'ouvrage aurait compris 600 pages et plus.
Déjà que les 200 pages que SENTIER SAUVAGE contient maintenant, ont fait hésiter la plus part des éditeurs, pourtant intéressés à priori.
Mais je ne voulais pas écourter encore plus.
SENTIER SAUVAGE est prêt à être édité et je voudrais qu'il sorte à la rentrée. En hiver 2017 ou plus loin, ce sera trop tard. Le tout sera trop éloigné.
Beaucoup d'éditeurs m’ont proposé la formule “Tu paies l’impression et la correction et nous on le vend et on te versera les miettes de notre bénéfice.” Enfin, grosso modo, c’est ça.
Je ne pense pas que cette approche rende justice à la signification et à la taille du projet. Si il faut tout financer soi même, je peux éditer par mes propres soins. Au moins je resterai maîtresse du projet.
Je me suis donc décidée de tenter une solution que beaucoup d’autres auteurs et artistes ont déjà fait avec succès, mais qui est une première pour moi: Le Crowd-Funding.
Voici le site du projet sur ULULE: https://fr.ulule.com/sentiersauvage/
Comme je disais, c'est une première. Et je me sens un peu décalée avec ça, mais bon. Il faut une solution, sinon ça ne va pas aller.
On a donc 30 jours pour récolter ce qu’il faut. Si le but n'est pas atteint, toutes les contributions seront remboursés. Si le but est dépassé, ça fera du foin pour Gamin.
Alors voilà, les 30 jours qui viennent, je vais vous embêter avec ça ;-)
N’hésitez pas de faire tourner ce lien au max et d’en parler ! Merci !
Une page de SENTIER SAUVAGE
Aujourd'hui, un an plus tard, j'ai tout, sauf trop chaud. Je viens d'ailleurs de faire le feu au poêle. Je repense à tout le vécu, à cette couverture de survie... Ce détail ne se trouve même pas dans le récit du voyage que je viens de terminer, il y a quelques semaines. Si j'avais voulu TOUT raconter, l'ouvrage aurait compris 600 pages et plus.
Déjà que les 200 pages que SENTIER SAUVAGE contient maintenant, ont fait hésiter la plus part des éditeurs, pourtant intéressés à priori.
Mais je ne voulais pas écourter encore plus.
SENTIER SAUVAGE est prêt à être édité et je voudrais qu'il sorte à la rentrée. En hiver 2017 ou plus loin, ce sera trop tard. Le tout sera trop éloigné.
Beaucoup d'éditeurs m’ont proposé la formule “Tu paies l’impression et la correction et nous on le vend et on te versera les miettes de notre bénéfice.” Enfin, grosso modo, c’est ça.
Je ne pense pas que cette approche rende justice à la signification et à la taille du projet. Si il faut tout financer soi même, je peux éditer par mes propres soins. Au moins je resterai maîtresse du projet.
Je me suis donc décidée de tenter une solution que beaucoup d’autres auteurs et artistes ont déjà fait avec succès, mais qui est une première pour moi: Le Crowd-Funding.
Voici le site du projet sur ULULE: https://fr.ulule.com/sentiersauvage/
Comme je disais, c'est une première. Et je me sens un peu décalée avec ça, mais bon. Il faut une solution, sinon ça ne va pas aller.
On a donc 30 jours pour récolter ce qu’il faut. Si le but n'est pas atteint, toutes les contributions seront remboursés. Si le but est dépassé, ça fera du foin pour Gamin.
Alors voilà, les 30 jours qui viennent, je vais vous embêter avec ça ;-)
N’hésitez pas de faire tourner ce lien au max et d’en parler ! Merci !
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