Diana Kennedy, artiste-auteur située dans les Vosges.
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lundi 30 juillet 2018

Jour Neuf. Le repos

Je passais la journée de repos à dessiner soit sur la terrasse, soit à l'intérieur si le vent était trop fort. Gamin sur son pré s'y plaisait bien. Quand nous sommes en voyage, il a souvent peu l'occasion de se balader librement. Au bivouac il doit être attaché à sa corde et le jour marcher avec son le licol de travail. Donc ces rares occasions où il peut retrouver un peu de liberté sont précieux.

Dessiner et observer Gamin

Vers le soir, un homme vint frapper à la porte de la terrasse.Je me précipitais vers lui, prête à défendre la demeure dont on m'avait confié la garde.
Ce fut un livreur : « C'est bien une entreprise ici ? » me demanda-t-il.
« Je ne sais pas vraiment » répondis-je.

Le livreur s'en alla. Peu après, les maîtres des Lieux revenaient. En effet, le livreur avait bien frappé à la bonne adresse. Serge avait commandé un tracteur. Le livreur réapparut et  la machine aricole fut remise à son nouveau propriétaire.
« vous restez bien pour manger avec nous ce soir » demanda Serge au livreur qui lui, était visiblement surpris par l'offre.
Un peu plus tard, nous nous retrouvions à 4 autour de la table à déguster un un magnifique BBQ. Gentillesse et générosité en cette soirée d'été chaude, des moments inoubliables.

Miam !


Oui, la chaleur...L'avancée jusqu'à mon but, Domrémy allait être difficile sous cette canicule. Et encore plus – le retours. Moins motivée que sur l'aller il va falloir entamer les sentiers pour rentrer, dans un paysage aride et brûlé par le soleil.

C'est pour cela qu'à la veille,  j'avais demandé à Serge si il pouvait m'aider à trouver un transport qui nous rapatriait une fois que nous serions arrivés à Domrémy, Gamin et moi.
« Je vous propose un deal » me dit il « Je vais vous rapatrier avec mon camion et vous nous faites un dessin de notre cheval, Diva, qui se trouve actuellement chez le vétérinaire. »
Adjugé ! La belle providence avait encore joué. Gamin et moi devrions donc juste tenir jusq'au pays de Jeanne d'Arc. Et ensuite, ce sera le retour à la maison en van.
La journée éteint ses feux.



dimanche 29 juillet 2018

Jour huit - Les grands espaces

Nous quittions Offroicourt. Gamin avait bon pied et avançait bien. Il semblait s’être  bien reposé. Les sentiers devant  nous étaient magnifiques. Enfin une journée sans mauvaises surprises, sans cul de sacs  ni chemin qui se terminent dans les ronces. Nous pouvions progresser très aisément.


De plus en plus, le plus, le paysage devint vaste et ouvert. Des champs qui se perdaient à l'horizon, des vergers dont les arbres portaient lourd avec la récolte à  venir. De l'herbe sèche et brûlée, des sentiers poussiéreux. J'avais parfois l'impression de me retrouver en Toscane. Avec juste des Mirabelliers à la place des oliviers.
Et tout comme en Toscane, la marche matinale était très agréable, mais cela devenait vite insupportable vers midi. La chaleur alourdit les pas et rendait la respiration difficile. Les sens commençaient à vaciller. Les gorgées d'eau chaude de la gourde n'aidaient plus. 



Enfin nous arrivâmes à Dombasle-en-Xaintois. Un petit village composées de maisons très anciennes.
Des habitants m'offraient de camper sur leur verger, situé à 500 mètres à la sortie du village. "Il ya une vieille caravane stationnée là haut, vous pouvez dormir dedans, si vous voulez". ah, je n'aurai donc pas à monter la tente. parfait!

Le verger était clôturé et outre ladite caravane abritait deux chevaux du type Fjord. L'un d'eux montrait un syndrome du Headshaking avancé et sévère. Les symptômes étaient sans doute renforcées par la chaleur et la clarté.
J'attachais Gamin sur l'autre bout de terrain non clôturé et je m'installais dans la caravane. Un peu plus tard je redescendis au village pour apporter ma tablette et mon portable à mes hôtes, afin qu'ils mettent les appareil à la recharge, comme ils me l'avaient aimablement proposées.
je retournais vers le terrain, toujours en passant à côté du pauvre cheval qui balançait, comme une machine sa tête de haut en bas, sans interruption aucune.
Une heure plus tard, je redescendais au village pour récupérer mes appareils. A mon retour, une voiture s'arrêta. Le couple à bord se présentaient comme étant les propriétaires du beau domaine qui se trouvait entre mon verger hôte et le village. "Vous pouvez mettre vote âne sur notre parc, clôturé, en liberté, me proposèrent-ils.


Alors là, ce n'étais pas de refus ! Là où Gamin était maintenant, l'herbe n'était pas abondante. Donc, hop on déménage ! Non seulement Gamin avait maintenant nettement plus d'herbe, il reçut aussi des granulés et de l'orge mouillée.

On me proposa aussi de déménager sur leur terrain. Et même d'y rester la journée suivante. C'est vrai après tout qu'il était de temps de faire la journée de repos (au moins chaque 6ième jour)  Les propriétaires, Serge et sabine devaient partir et ne reviendraient que le lendemain soir. "On mangera alors ensemble", me dirent ils. Et "Bon, écoutez, vous pouvez loger dans notre maison pendant ce temps. Vous pourrez vous détendre et avez le feu vert pour vous servir dans le frigo."
J'en restais bouche bée. la caravane avait déjà été un luxe, mais elle s'était transformée en moins d'une heure en séjour 5 étoiles.